COURS DE FRANÇAIS GRATUIT (INTERM. / AVANCÉ) : LEÇON 5/5

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Leçon 5 : Compréhension Écrite

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Leçon 5 : Exercice

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Les guides touristiques gâchent-ils vos vacances ?

Se retrouver en plein milieu du Guatemala assis dans le même restaurant qu’un groupe de Français : c’est une possibilité si vous utilisez un guide touristique. Qu’il s’appelle Routard, Lonely Planet ou GeoGuide, le guide est l’accessoire indispensable du costume de vacancier. Glissés dans la poche arrière du sac à dos, « 7 à 8 millions d’exemplaires sont vendus chaque année dans l’Hexagone, toutes marques confondues », indique Line Karoubi, présidente de Gallimard Loisirs, éditeur du guide Cartoville.
L’une des raisons de leur succès : « Les vacances changent », explique-t-elle. « On fractionne son temps. Partir trois semaines devient de plus en plus rare. » Résultat : il faut rentabiliser son temps. Suivre le guide, c’est être certain de ne pas se tromper et de ne rien manquer des endroits « à voir absolument ». Ainsi, tous les touristes se retrouvent à visiter les mêmes monuments ou à déjeuner dans les mêmes restaurants. « Certains visitent seulement les sites touristiques comme on cocherait des cases sur une liste », regrette Christopher Guyon, auteur d’un blog de voyage. « Ces gens-là ne prennent pas le temps de découvrir. »
Internet dans la poche
Mais le vent tourne pour ces bibles du tourisme. Le marché reste stable depuis plusieurs années, alors que le nombre de voyageurs, lui, augmente. L’an dernier, le taux de départ global des Français en séjours de loisirs s’est établi à 64,2 %, un record absolu pour la France. Certains ont ainsi décidé de s’affranchir totalement des guides touristiques pour voyager différemment. Tom et Coralie sont partis trois semaines aux Etats-Unis. Leur guide, ils l’ont fait seuls. Avant de partir, les deux Français ont listé tous les endroits qu’ils voulaient voir. « Beaucoup venaient de notre passion pour le cinéma, des lieux de tournages de films. On voulait aussi se perdre dans la ville et découvrir. »
Une voiture de location plus tard, les deux Français font le trajet de Boston à Philadelphie et s’arrêtent au gré de leurs envies. Un mot d’ordre : la liberté. Et tant pis s’ils n’ont jamais monté les 102 étages de l’Empire State Building, un des monuments les plus célèbres de New York. À la fin du voyage, des souvenirs qui ne ressemblent pas à ceux des autres. « Par rapport à ceux qui ont fait un voyage similaire, nous avons vu des choses que personne d’autre n’a vues, ou presque. »
Peu développés sur les supports numériques, les guides touristiques perdent beaucoup de points chez les plus jeunes, ceux qui ont grandi avec internet. À 25 ans, Bruno est blogueur professionnel. Le jeune homme donne des conseils de voyage sur le blog Votre Tour du Monde. « Je n’ai jamais de guide dans mon sac : c’est lourd et au pire, j’ai une application Trip Advisor. » Avant de partir, il fait des recherches sur les réseaux sociaux : « J’utilise beaucoup Instagram. Quand je cherche le nom d’une ville, je repère les endroits où faire les plus belles photos et je les localise pour m’y rendre. J’essaie de voyager autrement. »
Le symbole de la chouette
Lire des commentaires, vérifier la note d’un établissement : une pratique de plus en plus répandue qui remplace un guide touristique. « La chouette Trip Advisor, collée sur la devanture des restaurants, est devenue un symbole important », avance Saskia Cousin, anthropologue et spécialiste du tourisme. « Ils vont aller là où vont leurs pairs. On fait plus confiance aux pairs qu’aux experts. »
Pour conquérir ce nouveau marché, les guides se réinventent. Il y a deux ans, la collection Evasion a fait peau neuve. Le guide se veut différent et alternatif. Au programme, des circuits à travers des microrégions et un programme à construire à la carte. « C’est un guide pour les voyageurs indépendants, qui construisent leurs vacances sur mesure », explique Hélène Firquet, responsable de la collection. Présent sur Twitter et Facebook, le guide Evasion ouvre également le dialogue avec les voyageurs.
Compagnon de voyage
Mais les classiques continuent à dominer le marché : Routard, Lonely Planet ou Geoguide conservent le monopole. « Le Routard a pour but d’être un garde-fou. Vous n’imaginez pas le nombre infini de parents qui les achètent pour leurs enfants qui partent seuls pour la première fois », explique Philippe Gloaguen, directeur du guide du Routard. « Un guide n’est pas un compagnon bavard : quand vous en avez assez, vous le rangez au fond de votre sac. »
Christopher Guyon le reconnaît : « S’il ne faut pas les utiliser à outrance, je ne suis pas contre les guides car ils peuvent servir de base. Plus on a de temps, moins on en a besoin. » Même s’il prône la liberté et l’authenticité, le blogueur garde toujours un guide dans son sac. Au cas où l’envie lui prendrait de déjeuner avec des Français !
D’après Lucie Bras, www.20minutes.fr

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