Bonjour ! J’ai pensé que l’interview d’un politique français était quelque chose d’intéressant si vous aimez la langue française et la culture française. J’ai donc interviewé, pour vous, le député Arnaud Leroy au consulat de France, à Madrid, il y a environ 12 jours. N’hésitez pas à commenter !

 

EXERCICE

Complète la transcription de l’interview.

Alors bonjour et bienvenue encore une fois sur Français avec Pierre. Donc aujourd’hui, on a la chance d’avoir avec nous un député. Donc Arnaud Leroy, bonjour.

Bonjour.

Ça va ?

Très bien.

Alors donc vous êtes député, vous êtes député de la cinquième …………………………, c’est-à-dire pour les Français en fait qui se trouvent dans la péninsule ibérique et à Monaco.

Exactement.

D’accord. Alors je suis un peu nul en politique, est-ce que vous pouvez nous expliquer……………………… un député ?

D’accord, je peux ?

Oui.

Donc, un député, deux grandes actions : ………………………….  et contrôler l’action du gouvernement. Donc c’est un élément démocratique important, un …………………………. , ce qu’on appelle le pouvoir législatif vis-à-vis de l’exécutif qui est incarné par le gouvernement. Et puis après, vous avez un côté aussi très… de proximité, plus de terrain. Moi je suis votre élu, donc un élu pour les Français établis en Espagne, au Portugal, en Andorre et à Monaco. Donc à votre disposition pour aider, faire passer quelques messages… C’est le cas de ma présence aujourd’hui à Madrid où je fais des permanences, donc je me balade dans la circonscription à intervalles réguliers dans les différentes villes – parce que vous savez qu’il y a des Français à peu près partout – pour aller à la rencontre, essayer de solutionner parfois des problèmes des fois liés à des retraites, organiser des retours en France parce que ça arrive aussi, écouter des gens qui ont des idées, qui veulent échanger, des gens qui veulent parler du pays simplement, discuter des …………………………. , des affaires de bourse (sur lesquelles nous reviendrons peut-être tout à l’heure), de l’avenir de notre …………………………. , de la politique culturelle de la France. Voilà, il y a une multitude de sujets.

D’accord. Alors j’ai aujourd’hui un politique avec moi, je suis content parce que c’est quand même pas tous les jours. Alors j’ai une question à vous poser parce que moi quand j’en parle… je vous dis « je suis nul en politique », mais enfin j’aime bien quand même en parler avec les copains. Et souvent ce que je ressens, c’est que « Monsieur tout le monde », il est un peu… il ……………………………………… , il y a un ………………entre le monde politique et le peuple et j’ai l’impression que malheureusement ce fossé il est de plus en plus large. Les gens ils ne se sentent pas vraiment représentés, il y a un vrai problème là quand même. De votre côté-là dans votre maison des politiques (parce que moi je vois l’autre côté, je ne suis pas dedans) vous en parlez entre vous de ça ?

Mais moi je fais partie des politiques qui ont une ………………. et qui essaient de combler ce fossé (parce que je pense que c’est l’intérêt de personne). Je regarde ça avec inquiétude ce que vous dites. Parce qu’en France on a des à-coups. On a des élections présidentielles où on a 80 % de participation, ce qui est important et tant mieux. Et après, on a aussi une déperdition quand on a des élections…

La tendance, elle n’est pas très bonne quand même, ça baisse ?

Ouais, ça baisse, mais la France n’est pas le pays ……………………..

Non, non non, c’est pas le pire, non.

Voilà, vous voyez ce que je veux dire ? Moi, le discours que je tiens… Et c’est pour ça que je vous dis les responsabilités dans les deux sens, c’est qu’il ne faut pas …………………… Et si les gens ne sont pas contents, bah il faut qu’ils s’organisent, qu’ils créent un nouveau parti, qu’ils… Et je sais, c’est pas facile, mais c’est comme ça qu’on… Regardez ce qu’il se passe en Espagne avec Podemos ou l’autre mouvement au centre-droit, c’est des gens qui ont pris aussi leur destinée en disant « on ne veut plus de ça, on y va ! ».

Ok, d’accord, je suis d’accord avec vous, certainement que le peuple a sa responsabilité aussi, et puis les politiques aussi. Par exemple aujourd’hui là vraiment ……………………. je tombe sur un article de l’OCU, c’est une revue espagnole du consommateur en fait, ils parlaient des …………………………… « Alors oui, les panneaux solaires, c’est bien d’en installer sur sa maison », ils faisaient des comparaisons avec d’autres… les prix, etc. Ils disaient « mais le gros problème, c’est qu’en fait aujourd’hui en Espagne le gouvernement a imposé une espèce de taxe administrative ». Alors pour avoir le droit de mettre un panneau solaire sur sa maison, on doit payer 800 €. Comment les politiques font des choses autant contre la volonté de tous et contre le bien de tous ? Voilà, ça c’est un exemple concret. Comment ça, ça peut arriver ?

Bah c’est parce que vous, vous… Moi je n’ai pas vu le modèle économique qui arrive à ça. Donc moi ça me paraît suspect et bizarre de payer 800 € pour installer un panneau, euh en sachant que la majorité des autres états font des crédits d’impôt pour pouvoir…

Au Portugal par exemple ça n’existe pas cette taxe.

Mais c’est vrai que c’est un peu contre-productif à quelques semaines de la COP21 de mettre une taxe à 800 € pour l’installation d’un panneau solaire.

Et puis surtout après de faire de la ……………….. avec « oui, bien sûr, on comprend le problème de ……………….. » et compagnie quoi. En fait, quand on ……………..un petit peu et qu’on regarde concrètement…

Oui, mais tous les politiques ne font pas ça.

Bon, un autre exemple concret là parce que ça il faut absolument que je vous en parle. Donc moi j’ai mes enfants qui sont… j’ai trois enfants qui sont au lycée français de Madrid. Et… bah moi j’ai appris à l’école… j’ai appris Jules Ferry, j’ai appris que ce monsieur avait dit que l’école publique devait être gratuite, que l’éducation devait être gratuite en France. Et que je sache, quand je vois notamment ma sœur qui vit en France, ses enfants vont à l’école publique et elle ne paye pas. Moi, mes enfants vont au lycée français de Madrid (qui est quand même public puisque les professeurs sont des fonctionnaires) et ça me coûte les yeux de la tête, je dois me saigner pour que mes enfants puissent aller… avoir une éducation française. Voilà, donc quand je vois ça je pense que Jules Ferry ………………………………………………….. C’est quoi là le problème ? Là je ne comprends pas.

Bah le problème, vous l’avez dit vous-même, vous avez dit « en France ». La gratuité s’arrête aux frontières de la France. Je sais que c’est un sujet délicat et moi j’ai toujours un discours de vérité sur cette question. On essaie de faire au maximum avec les aides à la scolarité, donc les …………………………….aujourd’hui pour aider les personnes qui sont les plus en difficulté.

Enfin les bourses ce n’est pas une solution puisque je connais des familles de classe moyenne qui ne peuvent pas… bourse ou pas bourse, ils ne peuvent pas les mettre.

Mais je n’ai pas dit que c’était la solution, j’ai dit simplement que c’est l’outil qu’on a disposition et ça serait mentir de dire que demain tout le monde pourra aller à l’école française et tout ça parce que ce n’est pas comme ça que ça se passera. Parce que vous avez un… une situation budgétaire compliquée aussi en France.

Et les bourses ont baissé, chaque année ça baisse, et le prix du lycée monte.

Oui, chaque année pourquoi ça baisse ? Parce que un, vous avez un effort considérable partout en France, mais après vous êtes dans une situation budgétaire compliquée. Vous êtes… Non mais on peut…

Le budget, c’est toujours compliqué !

Non, mais moi je vous dis simplement que je vote les ………………………, on essaie de trouver… d’aménager au mieux et dans les lycées français.

Ouais, on pourrait peut-être avoir des budgets… en mettre un petit peu moins dans l’…………………………….. par exemple et en mettre un peu plus dans l’éducation.

Mais ça c’est vous qui le dites, c’est vous qui le dites, je peux dire… vous êtes aujourd’hui en France avec un pays qui est sous Vigipirate niveau alerte attentat, bah vous ne trouverez personne qui vous dira « il faut retirer du budget ».

Non, pas Vigipirate, mais je pense à d’autres choses.

À quoi, la dissuasion nucléaire ?

Non, mais toutes ces entreprises ………………….… je ne suis pas très sûr que le peuple soit très… soutienne tous ces budgets et…

Bah moi je peux vous dire qu’à chaque fois qu’on a essayé de requalifier des entreprises militaires et que derrière il y a un plan social de 5 à 6000 personnes qui se profile, les gens …………………………….. Donc le problème c’est que tout est lié comme on dit.

Bon, pour finir, j’ai interviewé Étienne Chouard il n’y a pas très longtemps dans la section des interviews, là le dernier c’était justement Étienne Chouard, on a parlé de politique. Ça vous fait quoi quand vous entendez Étienne Chouard ?

Ah, Étienne Chouard, ………………………………. à il y a 20 ans ça déjà ! Voilà.

Ouais, pour le positif ou négatif ?

Bah écoutez, le positif parce qu’il a contribué à un moment important de la démocratie française qui était quand même le ……………………….sur le traité constitutionnel. Je n’étais pas du même bord, mais c’était intéressant parce que un il y avait quelqu’un qui sortait de nulle part et qui grâce aux réseaux sociaux déjà, à internet, à son blog à l’époque, avait contribué quand même à une page d’éducation populaire importante et avec un résultat qu’on connaît.

On est de la même génération, je crois que vous avez un an ou deux ans de moins que moi en fait. Et à notre époque, je me souviens, il y avait des Coluche, il y avait des Le Luron, il y avait des Renaud aussi qui revendiquaient les choses, qui faisaient un petit peu des mouvements populaires comme ça. Je trouve qu’aujourd’hui …………………………… en France un petit peu et je trouve que c’est bien qu’il y ait des… ce n’est pas dans le même style, mais des Étienne Chouard – même si on est d’accord ou pas avec ses idées – qui…

Non, mais de toute façon les esprits libres sont importants, mais après il faut que chacun soit à sa place. Moi, Étienne Chouard, je… très bien. Sauf… comme je vous disais tout à l’heure, c’est qu’à un moment donné, il faut …………………………., vous ne pouvez pas changer à coup de blogs, il faut aussi…

D’accord. Bon, je crois qu’il descend dans l’arène hein.

Non mais moi je ne l’ai jamais vu se présenter à une élection par exemple Étienne Chouard.

D’accord, ouais, non, ça…

Non mais voilà, mais c’est… aujourd’hui, la capacité… qu’on le veuille ou pas, le jeu démocratique, il se fait par l’élection.

D’accord, d’accord, Ok. Un petit message à passer pour terminer ?

Bah écoutez, ………………. de ces moments de discussion et n’hésitez pas à nous contacter moi et mon équipe, à votre disposition, ……………………………….., voilà.

Ok, merci beaucoup Arnaud Leroy.

Merci à vous.

Au revoir.

Au revoir.

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CORRECTION (Transcription complète)

Alors bonjour et bienvenue encore une fois sur Français avec Pierre. Donc aujourd’hui, on a la chance d’avoir avec nous un député. Donc Arnaud Leroy, bonjour.

Bonjour.

Ça va ?

Très bien.

Alors donc vous êtes député, vous êtes député de la cinquième circonscription, c’est-à-dire pour les Français en fait qui se trouvent dans la péninsule ibérique et à Monaco.

Exactement.

D’accord. Alors je suis un peu nul en politique, est-ce que vous pouvez nous expliquer à quoi ça sert un député ?

D’accord, je peux ?

Oui.

Donc, un député, deux grandes actions : faire la loi et contrôler l’action du gouvernement. Donc c’est un élément démocratique important, un contre-pouvoir, ce qu’on appelle le pouvoir législatif vis-à-vis de l’exécutif qui est incarné par le gouvernement. Et puis après, vous avez un côté aussi très… de proximité, plus de terrain. Moi je suis votre élu, donc un élu pour les Français établis en Espagne, au Portugal, en Andorre et à Monaco. Donc à votre disposition pour aider, faire passer quelques messages… C’est le cas de ma présence aujourd’hui à Madrid où je fais des permanences, donc je me balade dans la circonscription à intervalles réguliers dans les différentes villes – parce que vous savez qu’il y a des Français à peu près partout – pour aller à la rencontre, essayer de solutionner parfois des problèmes des fois liés à des retraites, organiser des retours en France parce que ça arrive aussi, écouter des gens qui ont des idées, qui veulent échanger, des gens qui veulent parler du pays simplement, discuter des affaires de scolarité, des affaires de bourse (sur lesquelles nous reviendrons peut-être tout à l’heure), de l’avenir de notre réseau consulaire, de la politique culturelle de la France. Voilà, il y a une multitude de sujets.

D’accord. Alors j’ai aujourd’hui un politique avec moi, je suis content parce que c’est quand même pas tous les jours. Alors j’ai une question à vous poser parce que moi quand j’en parle… je vous dis « je suis nul en politique », mais enfin j’aime bien quand même en parler avec les copains. Et souvent ce que je ressens, c’est que « Monsieur tout le monde », il est un peu… il décroche un petit peu quoi, il y a un fossé entre le monde politique et le peuple et j’ai l’impression que malheureusement ce fossé il est de plus en plus large. Les gens ils ne se sentent pas vraiment représentés, il y a un vrai problème là quand même. De votre côté-là dans votre maison des politiques (parce que moi je vois l’autre côté, je ne suis pas dedans) vous en parlez entre vous de ça ?

Mais moi je fais partie des politiques qui ont une pelle et qui essaient de combler ce fossé (parce que je pense que c’est l’intérêt de personne). Je regarde ça avec inquiétude ce que vous dites. Parce qu’en France on a des à-coups. On a des élections présidentielles où on a 80 % de participation, ce qui est important et tant mieux. Et après, on a aussi une déperdition quand on a des élections…

La tendance, elle n’est pas très bonne quand même, ça baisse ?

Ouais, ça baisse, mais la France n’est pas le pays le pire.

Non, non non, c’est pas le pire, non.

Voilà, vous voyez ce que je veux dire ? Moi, le discours que je tiens… Et c’est pour ça que je vous dis les responsabilités dans les deux sens, c’est qu’il ne faut pas déserter. Et si les gens ne sont pas contents, bah il faut qu’ils s’organisent, qu’ils créent un nouveau parti, qu’ils… Et je sais, c’est pas facile, mais c’est comme ça qu’on… Regardez ce qu’il se passe en Espagne avec Podemos ou l’autre mouvement au centre-droit, c’est des gens qui ont pris aussi leur destinée en disant « on ne veut plus de ça, on y va ! ».

Ok, d’accord, je suis d’accord avec vous, certainement que le peuple a sa responsabilité aussi, et puis les politiques aussi. Par exemple aujourd’hui là vraiment par hasard je tombe sur un article de *Locou*, c’est une revue espagnole du consommateur en fait, ils parlaient des panneaux solaires. « Alors oui, les panneaux solaires, c’est bien d’en installer sur sa maison », ils faisaient des comparaisons avec d’autres… les prix, etc. Ils disaient « mais le gros problème, c’est qu’en fait aujourd’hui en Espagne le gouvernement a imposé une espèce de taxe administrative ». Alors pour avoir le droit de mettre un panneau solaire sur sa maison, on doit payer 800 €. Comment les politiques font des choses autant contre la volonté de tous et contre le bien de tous ? Voilà, ça c’est un exemple concret. Comment ça, ça peut arriver ?

Bah c’est parce que vous, vous… Moi je n’ai pas vu le modèle économique qui arrive à ça. Donc moi ça me paraît suspect et bizarre de payer 800 € pour installer un panneau, euh en sachant que la majorité des autres états font des crédits d’impôt pour pouvoir…

Au Portugal par exemple ça n’existe pas cette taxe.

Mais c’est vrai que c’est un peu contre-productif à quelques semaines de la COP21 de mettre une taxe à 800 € pour l’installation d’un panneau solaire.

Et puis surtout après de faire de la démagogie avec « oui, bien sûr, on comprend le problème de l’écologie » et compagnie quoi. En fait, quand on fouille un petit peu et qu’on regarde concrètement…

Oui, mais tous les politiques ne font pas ça.

Bon, un autre exemple concret là parce que ça il faut absolument que je vous en parle. Donc moi j’ai mes enfants qui sont… j’ai trois enfants qui sont au lycée français de Madrid. Et… bah moi j’ai appris à l’école… j’ai appris Jules Ferry, j’ai appris que ce monsieur avait dit que l’école publique devait être gratuite, que l’éducation devait être gratuite en France. Et que je sache, quand je vois notamment ma sœur qui vit en France, ses enfants vont à l’école publique et elle ne paye pas. Moi, mes enfants vont au lycée français de Madrid (qui est quand même public puisque les professeurs sont des fonctionnaires) et ça me coûte les yeux de la tête, je dois me saigner pour que mes enfants puissent aller… avoir une éducation française. Voilà, donc quand je vois ça je pense que Jules Ferry se retournerait dans sa tombe. C’est quoi là le problème ? Là je ne comprends pas.

Bah le problème, vous l’avez dit vous-même, vous avez dit « en France ». La gratuité s’arrête aux frontières de la France. Je sais que c’est un sujet délicat et moi j’ai toujours un discours de vérité sur cette question. On essaie de faire au maximum avec les aides à la scolarité, donc les bourses aujourd’hui pour aider les personnes qui sont les plus en difficulté.

Enfin les bourses ce n’est pas une solution puisque je connais des familles de classe moyenne qui ne peuvent pas… bourse ou pas bourse, ils ne peuvent pas les mettre.

Mais je n’ai pas dit que c’était la solution, j’ai dit simplement que c’est l’outil qu’on a disposition et ça serait mentir de dire que demain tout le monde pourra aller à l’école française et tout ça parce que ce n’est pas comme ça que ça se passera. Parce que vous avez un… une situation budgétaire compliquée aussi en France.

Et les bourses ont baissé, chaque année ça baisse, et le prix du lycée monte.

Oui, chaque année pourquoi ça baisse ? Parce que un, vous avez un effort considérable partout en France, mais après vous êtes dans une situation budgétaire compliquée. Vous êtes… Non mais on peut…

Le budget, c’est toujours compliqué !

Non, mais moi je vous dis simplement que je vote les budgets, on essaie de trouver… d’aménager au mieux et dans les lycées français.

Ouais, on pourrait peut-être avoir des budgets… en mettre un petit peu moins dans l’armement par exemple et en mettre un peu plus dans l’éducation.

Mais ça c’est vous qui le dites, c’est vous qui le dites, je peux dire… vous êtes aujourd’hui en France avec un pays qui est sous Vigipirate niveau alerte attentat, bah vous ne trouverez personne qui vous dira « il faut retirer du budget ».

Non, pas Vigipirate, mais je pense à d’autres choses.

À quoi, la dissuasion nucléaire ?

Non, mais toutes ces entreprises militaires… je ne suis pas très sûr que le peuple soit très… soutienne tous ces budgets et…

Bah moi je peux vous dire qu’à chaque fois qu’on a essayé de requalifier des entreprises militaires et que derrière il y a un plan social de 5 à 6000 personnes qui se profile, les gens se mobilisent. Donc le problème c’est que tout est lié comme on dit.

Bon, pour finir, j’ai interviewé Étienne Chouard il n’y a pas très longtemps dans la section des interviews, là le dernier c’était justement Étienne Chouard, on a parlé de politique. Ça vous fait quoi quand vous entendez Étienne Chouard ?

Ah, Étienne Chouard, ça me renvoie à il y a 20 ans ça déjà ! Voilà.

Ouais, pour le positif ou négatif ?

Bah écoutez, le positif parce qu’il a contribué à un moment important de la démocratie française qui était quand même le référendum sur le traité constitutionnel. Je n’étais pas du même bord, mais c’était intéressant parce que un il y avait quelqu’un qui sortait de nulle part et qui grâce aux réseaux sociaux déjà, à internet, à son blog à l’époque, avait contribué quand même à une page d’éducation populaire importante et avec un résultat qu’on connaît.

On est de la même génération, je crois que vous avez un an ou deux ans de moins que moi en fait. Et à notre époque, je me souviens, il y avait des Coluche, il y avait des Le Luron, il y avait des Renaud aussi qui revendiquaient les choses, qui faisaient un petit peu des mouvements populaires comme ça. Je trouve qu’aujourd’hui ça manque en France un petit peu et je trouve que c’est bien qu’il y ait des… ce n’est pas dans le même style, mais des Étienne Chouard – même si on est d’accord ou pas avec ses idées – qui…

Non, mais de toute façon les esprits libres sont importants, mais après il faut que chacun soit à sa place. Moi, Étienne Chouard, je… très bien. Sauf… comme je vous disais tout à l’heure, c’est qu’à un moment donné, il faut descendre dans l’arène, vous ne pouvez pas changer à coup de blogs, il faut aussi…

D’accord. Bon, je crois qu’il descend dans l’arène hein.

Non mais moi je ne l’ai jamais vu se présenter à une élection par exemple Étienne Chouard.

D’accord, ouais, non, ça…

Non mais voilà, mais c’est… aujourd’hui, la capacité… qu’on le veuille ou pas, le jeu démocratique, il se fait par l’élection.

D’accord, d’accord, Ok. Un petit message à passer pour terminer ?

Bah écoutez, ravi de ces moments de discussion et n’hésitez pas à nous contacter moi et mon équipe, à votre disposition, député de terrain, voilà.

Ok, merci beaucoup Arnaud Leroy.

Merci à vous.

Au revoir.

Au revoir.

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Je vous laisse un lien d’un article du journal Libération sur Arnaud Leroy.

Et aussi le Blog d’Arnaud Leroy.

À bientôt !

Pierre