Savoir raconter une Histoire en Français - Français avec Pierre

Raconter une Histoire en Français à la 1re Personne

Raconter une histoire en français à la 1re personne du singulier est un exercice très important car vous serez forcément, un jour ou l’autre, amenés à faire cela ! Je vous propose ici de vous donner un modèle : je vous raconte un épisode de ma vie pas très agréable mais tout de même assez drôle :-)
Sous la vidéo, vous retrouverez, comme toujours, la transcription et le podcast ! Et n’oubliez pas de faire l’exercice !

Merci aussi pour votre soutien indispensable : les “like” ou pouces vers le haut, partages, commentaires et abonnements sur la chaine YouTube :-)
Vous serez peut-être intéressés aussi par LE TEST DE NIVEAU ou L’ACADÉMIE pour parler avec d’autres personnes en français ;-)

Rappel (Fiche)

Pour raconter une histoire dans le passé, on utilise principalement deux temps verbaux :
. Le passé composé pour les actions, surtout l’action principale : Je suis rentré chez moi et après, j’ai fait du café…
. L’imparfait pour décrire, pour les actions secondaires : Il faisait vraiment froid, je me souviens, et même les oiseaux ne chantaient plus…

Je vous conseille aussi cette vidéo : Imparfait / Passé composé !

Exercice 1

Complétez ce passage de la transcription avec le passé composé et l’imparfait.

Min 3:07 de la vidéo !

J’…………….. à avoir un petit peu mal au dos, moi j’ai l’habitude de marcher le soir, je travaille et puis le soir, quand j’ai un petit moment, je vais faire un tour et puis quand je ……………., ben j’avais un peu mal en bas du dos, bon. Ça ……… il y a presqu’un an, et puis en mai, en mai 2017, …………………… à me faire plus mal. Alors,……………….. chez le médecin et ………., qu’est-ce qu’il se passe, tout ça, non, bon, on va faire une résonance, une IRM, d’accord, imagerie par résonance magnétique, et puis on va voir, bon ok. Donc on fait ça et puis il me dit, bon, non, il y a un léger petit problème entre la vertèbre trois et quatre, peut-être, mais ça va, c’est rien d’anormal, à votre âge, c’est normal. Ok, bon. Mais il m’envoie quand même faire des exercices de kiné, et effectivement, ………………… Bon, l’été passe, et l’été ………… mieux, ……… plus ou moins parti, je continue à faire des exercices d’étirement, et cet automne, c’est, ………………………….

…………….. mal au dos, de plus en plus mal, bon. Je retourne chez le, chez le médecin, bon, il me dit, bon vous pouvez peut-être refaire des exercices de kiné. Bon, et puis ça passe, ……………… pas trop envie de recommencer à aller voir le médecin, etc.

……………………, je vais recommencer à faire bien des exercices de kiné comme ……………………………., ça devrait aller mieux. Bon. Ben, ………… mes exercices et ça, ……………………, et puis, un soir, ou plutôt au petit matin, enfin dans la nuit en fait, à exactement deux heures du matin, alors là, pff, c’est là, c’est là que ………….. le pire, je me suis, ……………………… à deux heures du matin et je dis à Noemi, Noemi, ça ne va pas, ça ne va pas ! J’ai super mal au dos, et là tout d’un coup la douleur monte, monte, monte, et ………., bah c’est simple, ………………… aussi mal de ma vie ! Pourtant …………………. beaucoup de choses, je me suis cassé les deux chevilles, des doigts de pied, des côtes, mais là, pff, une douleur de dingue, quoi ! Alors, ……….. à la jambe gauche en fait, très, très mal. ……… une douleur, ……… l’impression qu’on me, qu’on me ………. la jambe à vif, quoi. C’était dingue ! Bon, du coup je dis à Noemi, vite, appelle tout de suite le SAMU quoi, l’ambulance, et donc elle appelle, elle appelle le public, quoi, au début, ils disent, oui, oui, on va arriver mais moi …………. là, aah ! J’en peux plus, j’en peux plus ! …………m’évanouir, tomber dans les pommes, ……………. tomber dans les pommes de douleur. Bon, de justesse, ……………………. dans les pommes et finalement, bon, le médecin …………… mais une heure et demie après, quoi ! Et en fait, entre-temps, comme ………………, ………….. aussi le privé, parce que j’ai une assurance dans le privé, en Espagne c’est assez courant, et donc en fait, ………………………, c’est qu’au bout d’une heure et demie, ……………….., et heureusement ils sont arrivés les deux en même temps, parce que, en fait, le public, ……………….., un, un médecin et le privé ………………….. une ambulance. Donc en fait, ………………………… les deux, ben je ne sais pas comment on aurait fait !

Exercice 2

À votre tours, racontez un évènement de votre vie. Si un mot important vous manque, cherchez-le, sur le moment, sur Google Translate. S’il s’agit d’une expression importante, notez-la et essayez de l’apprendre ! Faites cet exercice au moins une fois par semaine et vous allez voir les progrès incroyables que vous allez faire : résultats garantis ! :-)

Histoire en français – Transcription (correction de l’exercice)

Bonjour et bienvenue sur Français avec Pierre. Alors oui, aujourd’hui je vais faire une vidéo tout seul, sans Noemi, mais ne partez pas, ça va quand même être très intéressant. Alors oui, c’est vrai aujourd’hui, ben j’ai pas vraiment besoin de Noemi parce que je vais vous raconter une histoire, voilà. Ça fait longtemps que vous me dites, tiens Pierre, avant tu nous racontais des histoires comme par exemple, je ne sais pas si vous avez vu l’histoire des deux frères, par exemple.

Et ben il y a certains, certaines personnes qui m’ont demandé de raconter à nouveau une histoire. Donc aujourd’hui, je vais vous raconter une histoire, et en fait, pour changer un petit peu, je vais vous raconter mon histoire.

En tout cas, une histoire qui m’est arrivée à moi. Alors pourquoi ? Eh bien parce que, en fait, je vais donc parler à la première personne du singulier, je, et c’est très important, c’est très intéressant parce que, en fait, en général, la plupart du temps quand on parle, on parle à la première personne du singulier.

Et certainement que vous aurez l’occasion, dans votre vie, de raconter en français une histoire à la première personne du singulier, donc ça va vous servir d’exemple. Alors, j’essaye de parler doucement parce que j’aimerais que, ben, des gens d’un niveau pas forcément très élevé puissent utiliser aussi cette vidéo. Euh, regardez bien comment je vais utiliser les temps du passé, notamment l’imparfait et le passé composé. Mais vous allez voir que je vais quand même utiliser certainement beaucoup le présent parce que même dans le passé on utilise le présent. Vous allez voir.

Allez, on y va. Donc en fait, j’aurais pu vous raconter plusieurs histoires vraies de ma vie et peut-être que dans d’autres vidéos je vous en raconterai des, peut-être un peu plus excentriques, un peu plus drôles, mais aujourd’hui je me suis dit, ben je vais leur raconter quelque chose qui m’est arrivé il n’y a pas très longtemps, et puis, et puis vous êtes au courant, c’est l’histoire, ben de mon hernie discale. Parce que voilà, j’ai été opéré il n’y a pas très longtemps.

Donc je vais vous raconter comment ça s’est passé mais vous allez voir qu’il y a aussi des choses drôles dans cette histoire et c’est pour ça que ça vaut le coup de la raconter.

Allez, je commence. Donc je pourrais être, par exemple, chez le médecin et puis il me dirait, bon, je vous écoute, qu’est-ce qu’il vous est arrivé ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Voilà. Donc je vais commencer par le début, je vais vous raconter toute l’histoire, vous allez voir, c’est assez marrant et puis il y a d’autres moments où c’est un peu plus, un peu moins drôle. Bien. Donc, en fait, tout a commencé, c’était quand exactement ? C’était il y a presqu’un an, hein, maintenant.

J’ai commencé à avoir un petit peu mal au dos, moi j’ai l’habitude de marcher le soir, je travaille et puis le soir, quand j’ai un petit moment, je vais faire un tour et puis quand je revenais, ben j’avais un peu mal en bas du dos, bon. Ça c’était il y a presqu’un an, et puis en mai, en mai 2017, ça a commencé à me faire plus mal. Alors, je suis allé chez le médecin et j’ai dit, qu’est-ce qu’il se passe, tout ça, non, bon, on va faire une résonance, une IRM, d’accord, imagerie par résonance magnétique, et puis on va voir, bon ok. Donc on fait ça et puis il me dit, bon, non, il y a un léger petit problème entre la vertèbre trois et quatre, peut-être, mais ça va, c’est rien d’anormal, à votre âge, c’est normal. Ok, bon. Mais il m’envoie quand même faire des exercices de kiné, et effectivement, ça m’a soulagé. Bon, l’été passe, et l’été ça allait mieux, c’était plus ou moins parti, je continue à faire des exercices d’étirement, et cet automne, c’est, ça a recommencé.

J’avais mal au dos, de plus en plus mal, bon. Je retourne chez le, chez le médecin, bon, il me dit, bon vous pouvez peut-être refaire des exercices de kiné. Bon, et puis ça passe, j’avais pas trop envie de recommencer à aller voir le médecin, etc.

Je me suis dit, je vais recommencer à faire bien des exercices de kiné comme il m’avait conseillé, ça devrait aller mieux. Bon. Ben, je faisais mes exercices et ça, ça ne passait pas, et puis, un soir, ou plutôt au petit matin, enfin dans la nuit en fait, à exactement deux heures du matin, alors là, pff, c’est là, c’est là que ça a été le pire, je me suis, je me suis réveillé à deux heures du matin et je dis à Noemi, Noemi, ça ne va pas, ça ne va pas ! J’ai super mal au dos, et là tout d’un coup la douleur monte, monte, monte, et c’était, bah c’est simple, j’ai jamais eu aussi mal de ma vie ! Pourtant je me suis cassé beaucoup de choses, je me suis cassé les deux chevilles, des doigts de pied, des côtes, mais là, pff, une douleur de dingue, quoi ! Alors, j’avais très mal à la jambe gauche en fait, très, très mal. C’était une douleur, j’avais l’impression qu’on me, qu’on me sciait la jambe à vif, quoi. C’était dingue ! Bon, du coup je dis à Noemi, vite, appelle tout de suite le SAMU quoi, l’ambulance, et donc elle appelle, elle appelle le public, quoi, au début, ils disent, oui, oui, on va arriver mais moi j’étais là, aah ! J’en peux plus, j’en peux plus ! J’ai failli m’évanouir, tomber dans les pommes, j’ai failli tomber dans les pommes de douleur. Bon, de justesse, je ne suis pas tombé dans les pommes et finalement, bon, le médecin est arrivé mais une heure et demie après, quoi ! Et en fait, entre-temps, comme il n’arrivait pas, on a appelé aussi le privé, parce que j’ai une assurance dans le privé, en Espagne c’est assez courant, et donc en fait, ce qu’il s’est passé, c’est qu’au bout d’une heure et demie, ils sont arrivés, et heureusement ils sont arrivés les deux en même temps, parce que, en fait, le public, ils ont envoyé, un, un médecin et le privé ils ont envoyé une ambulance. Donc en fait, s’il n’y avait pas eu les deux, ben je ne sais pas comment on aurait fait !

Bref, en tout cas, le, le médecin me fait une piqûre donc, d’un antidouleur super fort, et au bout d’une demi-heure, la douleur commence à passer et ils ont pu me mettre dans une chaise roulante en fait, et m’amener après, me mettre dans l’ambulance et m’amener à l’hôpital privé, puisque l’ambulance était du privé. Bon. Donc là, je passe une nuit avec de la morphine, etc. La douleur commence à se calmer un peu et puis le lendemain matin, donc j’ai vu deux, enfin je vois un premier médecin, il vient me voir, il me dit, bon, pfff, je ne sais pas, non, c’est peut-être pas très grave. Je lui dis, bon ben vous allez peut-être me faire une radio, une résonance magnétique, une IRM ? Et, bof, non, je ne sais pas, on va voir, et en plus il était, mais vraiment, pas gentil quoi. J’étais, vraiment je souffrais. Il était, mais vraiment, borné quoi ! Et en plus, après, donc dans la matinée, entre-temps, ben Noemi amène les enfants à l’école, et tout ça, bon, je communiquais avec elle, je, on parlait par WhatsApp, par téléphone, et elle finit par venir dans l’après-midi. Et, et là, quand elle vient, il y a le médecin qui revient et elle lui dit, alors, qu’est-ce qu’il se passe ? Il lui dit, écoutez, j’ai raconté ça je ne sais pas combien de fois à votre mari, alors je ne vais pas vous raconter à nouveau à vous ! Ah, bon, bon. Et là, arrive un autre médecin, une femme cette fois-ci.

Mais qui était, je n’ai jamais vu un médecin comme ça de ma vie, quoi, c’était, elle m’a engueulé, elle m’a crié dessus, quoi, en disant, mais vous n’avez rien du tout ! C’est, c’est n’importe quoi, c’est une bursite ce que vous avez, alors arrêtez tout, bon vous rentrez chez vous. D’accord, d’accord, alors moi je, je me disais, mais je n’ai qu’une envie, c’est rentrer chez moi parce qu’avec ces fous, là, je veux rentrer chez moi.

Et donc, bon, ils me disent, ok, vous pouvez rentrer chez vous, donc j’essaye de me lever et j’essaye de marcher, et en fait ma jambe gauche, c’est à cette jambe que j’ai eu le problème, eh bien, elle était complètement, elle n’avait plus de, elle ne répondait plus au niveau des muscles, parce qu’en fait c’est le nerf qui a été touché, je vais vous raconter, et donc j’essaye de me lever et en fait je tombe, et, et là, le médecin voit ça, bon j’étais dans une salle avec, il y avait plein de lits, hein, parce que bon, les hôpitaux en Espagne ils sont débordés, et il y avait quand même le médecin qui était par-là, qui était en train de regarder un autre patient, et il me voit, et je m’étale complètement, je ne pensais pas que ça allait faire ça, et je ne pouvais plus du tout marcher quoi, et là, enfin il a un peu compris, quoi, que c’était grave, que je ne faisais pas du cinéma, et il a dit tout de suite, bon, on va vous faire une IRM et on va voir.

Donc, une heure après, je fais une IRM, et en fait, ben là, ils m’ont dit, vous avez une hernie discale, et donc on vous garde cette nuit. Et le lendemain matin, ils m’ont expliqué.

Donc voilà, j’avais une hernie discale. Donc en fait j’ai une hernie discale, alors je ne sais pas si vous savez ce que c’est, moi je ne savais pas du tout avant, je ne pensais pas que c’était grave ou je ne savais pas. En fait, une hernie discale, vous savez, on a des disques entre les vertèbres, sur la colonne vertébrale, et ces disques, c’est un peu, bon, du cartilage en fait. Et dans le disque, vous avez une petite boule qui est faite principalement d’eau. Elle est, c’est assez liquide. Et en fait, ce qu’il se passe, le cartilage, des fois, de certains disques il a tendance, entre trente et quarante, entre trente et cinquante ans surtout, il a tendance à se fissurer, et alors la boule qui est au milieu passe dans le disque et sort du disque. Le problème c’est que ce disque, il est à côté de la moelle épinière et à côté des nerfs qui sortent latéralement. Et du coup, ces fragments qui sortent appuient sur les nerfs, sur la moelle épinière, et c’est pour ça que c’est souvent très douloureux. Et alors en fait, dans mon cas, ce qu’il s’est passé, c’est que ça a été extrêmement douloureux parce que c’est ce qu’on appelle une hernie discale, donc c’était entre la vertèbre trois et quatre, du côté gauche et foraminale, si je ne me trompe pas. C’est-à-dire qu’en fait, ça sort sur le côté, juste à l’endroit, ça n’appuie pas sur la moelle épinière mais plutôt sur la racine du nerf, quand le nerf sort, et à ce moment-là, à cet endroit-là, le nerf a très peu d’espace parce qu’il est comprimé, il est contre l’os en fait, de la vertèbre. Et du coup, quand ça sort à ce niveau-là, ça appuie le nerf contre l’os et ça le comprime énormément. Et du coup, ça fait extrêmement mal. Et donc ensuite, ben je me suis retrouvé à la maison, et au début j’avais pas mal parce que la morphine faisait encore beaucoup d’effet. Et plein de médicaments, ils m’avaient bourré de médicaments, évidemment ils m’avaient mis le goutte à goutte on appelle ça, hein, quand vous, donc vous voyez, ça fait du vocabulaire intéressant, et, et donc à la maison au début je n’avais pas trop mal. Bon, je me repose, et au bout d’un jour, en fait, le, voilà, la morphine a arrêté un peu de faire de l’effet, et ma jambe que je ne sentais plus, bon je la sens toujours plus trop, mais je ne la sentais toujours plus trop mais, à un endroit de la jambe, entre le genou et la cheville, ça s’est mis à se, à faire une douleur très forte de brûlure, donc c’est assez commun dans les, dans les hernies discales en fait, comme le nerf a eu un problème, le nerf ne comprend plus, envoie des messages faux, et des messages de douleur, et notamment un peu comme des brûlures.

Et alors là, ça a commencé à me faire, mais une douleur de brûlure et dans la cuisse, les muscles de la cuisse, surtout au-dessus, eux, ils ne faisaient pas trop mal, mais ils étaient comme, ils ne répondaient pas quoi, ils me faisaient un peu mal. Bon, donc voyant ça, je suis allé voir des médecins etc.

Bon, je passe un petit peu là tout le parcours parce que ça a été assez compliqué, et finalement grâce à une fille que je connais, qui s’appelle Elena, qui est kiné, je lui raconte cette histoire et puis elle me dit, tu sais je connais un neurochirurgien qui est très, très bon, et voilà, si tu veux te faire opérer, contacte-le. Bon.

Moi, entre-temps, on m’avait dit, si tu peux éviter de te faire opérer, évite. Mais, heureusement, du côté de Noemi, ses oncles, elle a beaucoup d’oncles et tantes, parce qu’ils étaient quatorze dans la famille de ma belle-mère, quatorze frères et sœurs, et du coup, il y en a beaucoup qui sont médecins, d’autres avocats, donc c’est assez utile de temps en temps, et, et donc elle a un oncle qui s’appelle Juan, qui est très sympa et puis il m’a dit, non, si ça te fait très mal, il faut te faire opérer, parce que le nerf est en train de, il est mal, et si tu le laisses comme ça, au bout d’un moment, le nerf il va, il va, comment dire, il va un peu mourir quoi, il ne pourra plus revenir à son état normal, et du coup la jambe ne pourra plus jamais fonctionner bien, les muscles, et du coup, c’est grave, tu peux, après il faut, enfin tu peux perdre une jambe. Bon, donc du coup, voyant que les douleurs ne passaient pas, ben je me suis renseigné, et finalement, ce médecin, ce neurochirurgien, il se trouve qu’il travaillait dans l’hôpital d’une autre, enfin une tante de Noemi qui et aussi médecin et qui travaille à l’hôpital des enfants à Madrid, et ce médecin, ce neurochirurgien, travaille avec elle le matin.

Et notamment, voilà, il opère des tumeurs aux enfants, des choses beaucoup plus graves que moi, et du coup la tante de Noemi, nous, me dit que, effectivement, il est excellent, c’est un très, très bon neurochirurgien. Bon. Alors tout de suite je prends rendez-vous, et tout de suite je le vois, et c’est vrai, ça a été une personne qui est vraiment exceptionnelle, quelqu’un de très, très bien et je tiens à le remercier aujourd’hui. Et il m’explique tout, très calmement, très bien, j’étais avec Noemi, et puis on sort de là et on a tout de suite pris la décision, il faut m’opérer le plus vite possible.

Donc ça a pris un mois, pendant un mois j’ai eu très mal et puis le treize, le treize décembre, je me suis fait, donc, opérer, et voilà, bon, c’est, moi je ne me suis jamais fait opérer, sauf de l’appendicite quand j’étais petit, et c’est vrai que bon, quand on a mon âge, c’est pas pareil, hein, on est plus stressé, et c’est vrai que bon, ça fait toujours un peu peur.

Bon, après l’opération, j’ai eu, j’avais très, très mal, je suis resté trois jours à l’hôpital, et là, j’étais très stressé parce que je me suis dit, ça n’a pas marché et tout. Bon. Et puis je suis rentré à la maison, et on m’a expliqué que comme mon nerf avait été très endommagé en fait, ben ça prend beaucoup de temps. Et un nerf, c’est un, les tissus nerveux en fait, ce, c’est, ce sont des tissus qui prennent énormément de temps à se régénérer, et donc voilà, c’est lent.

Donc actuellement, je suis beaucoup mieux, sinon j’aurais pas pu faire cette vidéo, j’aurais pas pu m’asseoir déjà, j’étais au lit avant et, mais j’ai encore ma jambe qui me brûle beaucoup, même beaucoup moins qu’avant, même si beaucoup moins qu’avant. Et j’ai encore des douleurs dans la cuisse, les muscles de la cuisse me font encore mal, mais petit à petit, je commence à marcher de plus en plus.

Et voilà, je pense que finalement, je vais me récupérer et puis tout va aller bien, mais bon, voilà, déjà je vais beaucoup mieux et le plus dur est passé certainement. Voilà, donc c’est la fin de l’histoire, bon c’était peut-être pas passionnant, mais c’était un exercice, d’accord, j’espère que ça vous a servi de modèle, ce que je vous conseille maintenant, c’est d’essayer, vous aussi, un petit peu comme moi, peut-être un petit peu plus court, de raconter votre histoire, une histoire qui vous est arrivée, peut-être vos vacances par exemple, c’est un excellent exercice et même s’il n’y a pas de professeur devant vous pour vous corriger, ce n’est pas grave, je vous assure que je le fais en anglais, hein, pour m’améliorer en anglais, et vraiment ça marche très bien. Avec ou sans professeur, ça marche très, très bien. Donc je vous conseille vraiment de faire cet exercice. Regardez bien comment j’ai utilisé les temps du passé, le passé composé, l’imparfait, je l’ai fait de manière improvisée, hein, pour que ce soit naturel, je ne me suis pas forcé, donc je ne sais pas, j’ai peut-être utilisé plus l’imparfait si j’ai voulu décrire, hein, pour la description générale, le décor, et j’ai surement utilisé le passé composé quand il s’agissait de l’action, hein, des actions davantage et de l’action principale. Vous avez vu que je n’ai pas utilisé le passé simple, puisque le passé simple, on le réserve, en général, pour les romans, dans les livres, d’accord ? Donc voilà, comme toujours, vous allez retrouver le podcast, la transcription et un exercice, d’accord, dans le blog. Donc je vous laisse le lien, bien évidemment.

Et puis, on se retrouve dans une prochaine vidéo, et cette fois-ci, je vous promets, il y aura Noemi ! Et oui, elle sera là, d’accord ? Bon, n’oubliez pas les pouces en l’air, de vous abonner à la chaine si c’est toujours pas fait et puis n’oubliez pas que maintenant, il y a Instagram aussi, qui est assez intéressant, donc n’hésitez pas à nous suivre sur Instagram et puis Facebook, bien évidemment. Je vous embrasse très fort et on se retrouve, donc, dans une prochaine vidéo.

Au revoir !

 

Profite de nos cours de français totalement gratuits:

 

22 réflexions sur “Raconter une Histoire en Français à la 1re Personne”

  1. Maria Paiva

    Bonjour professeur,

    Tu es un super conteur!
    Je souhaite votre rétablissement complet.
    Affectueusement

  2. Bon après-midi! Je vous souhaite un prompt rétablissement.
    Pour une raison quelconque, personne n’a prêté attention au fait que
    – l’ambulance est arrivée seulement une heure et demie plus tard
    – 2 est venu le service d’ambulance, et les deux ne sont pas complètes
    – hôpital privé pereponen malades
    – l’assurance hospitalisation privée ne fonctionne pas normalement
    – Pour le traitement, il est nécessaire de se connecter parents et amis.
    Et c’est dans la capitale de l’état de l’Union européenne (Madrid, Espagne).
    Et que serait-il, si c’était, dans une ville de province?
    Merci.
    =======================
    Добрый день! Желаю Вам скорейшего выздоровления.
    Почему-то никто не обратил внимания на то, что
    – скорая помощь приехала только спустя полтора часа
    – приехали 2 службы скорой помощи, и обе не укомплектованы
    – частный госпиталь переполнен больными людьми
    – частная больничная страховка нормально не работает
    – для лечения необходимо подключать родственников и друзей.
    И это в столице государства Европейского Союза (Мадрид, Испания).
    А что было-бы, если это было-бы в провинциальном городе?
    Спасибо.

    1. Oui, c’est à Madrid ! Rien n’est parfait mais c’est tout de même une chance d’être dans un pays où on peut vous soigner !

  3. Richard Heverly

    Tomber dans les pommes. Je ne l’ai jamais entendu auparavant. Cela me fait imaginer que je suis dans un verger de pommiers. Ça sonne même bien en anglais. I fell into the apples. C’est profond.

  4. bonjour Pierre.J’ai beaucoup apprécier votre histoire bon rétablissement .Moi j’ai vécue presque la même histoire que la votre mais pas avec l’hernie c’était la schlyrose en plaques ( la SEP).Tout commençait Juin 2017 ,j’avais une déplopé alors je voyais les choses en double .bien sur je suis aller voir an ophtalmologue qui m’a rien prescrit sauf des lunettes pour la lecture il m’a dit que je n’avais absolument rien , il ne m’a même pas orienté .Je lui disait que j’eus du mal a voir les choses .du coup, ma belle sœur qui vivait en France m’a demandé de faire une IRM d’urgence .Alors mon beau frère qui est un dermatologue a prit un rendez-vous pour une IRM. Après avoir faire cette IRM …………………..

  5. IARA BRANDÀO VIEIRA

    BONSOIR PIERRE, JE VOUS SOUHAITE LE MEILLEUR POUR VOTRE SANTÉ, QUE DIEU VOUS AIDE TOUJOUR ! JE ME SUIS MALADE AUSSI EN 2015, C’ EST VRAIMENT UNE DOULEUR DE DINGUE ! MAIS JE SUIS RÉCOUPÉRER SANS M’OPERER. J’ESPÈRE QUE VOUS RÉSTEREZ BIEN. VOUS ÊTES SUPER ! HEUREUX ANNÉE NOUVEAU !

  6. Bonjour Pierre, Je suis heureux d’entendre que vous avez recupere de l’operation. Oui, ca peut etre tres effrayant ! J’ai travaille comme surgical technician aux Etats-Unis. Je voudrais donner un coup de pouce mais, il n’y a pas d’option pour cela quand je tire votre video. Aucune suggestions?

  7. Ken Grauer, MD

    Pierre — Merci infiniment pour nous raconter ton histoire de ton hernie discale lombaire. Comme médicin en retraite (j’ai enseigné la médicine de famille pendant 30 ans a l’Université de Floride avant mon retraite en 2010) — je suis bien familier avec le type d’histoire que tu nous a raconté. Heureusement, tu as enfin trouvé des médicins doués pour bien diagnostiquer le problème. Parfois, il faut de la neurochirurgie pour resoudre un cas de hernie discale lombaire sévere. Et c’est vrai que parfois (surtout si le problème a déjà existè pour bien de temps) — qu’il faut plusieurs mois pour que les nerfs puissent rècuperer. Esperant que tu vas continuer à améliorer pendant les mois à suivre. Comme médicin, j’ai appris le plus des maladies que j’ai moi-même experimenté. Et finalement, ton histoire était absolument parfaît pour une exercise de français pour nous. Merci — et j’espère que tu continues à nous enseigner à travers de tes videos et d’autres moyens d’enseignements.

  8. Clare Barclay

    Bonjour, bon courage avec votre récupération. J’étais très intéressé par votre histoire. Moi j’ai subi une myelite transverse il y a un an, ce qui a endommagé les nerfs de toutes les deux jambes. Au début je ne pouvais pas marché. Maintenant je peux marcher mais c’est fatiguant et j’ai toujours des sensations anormales y compris les sensations de brûlures. Et on m’a aussi dit que les nerfs se régénèrent très lentement, à peu près un millimètre par jour, comme poussent les cheveux. Donc il faut avoir beaucoup de patience et de continuer avec le kiné.
    Merci pour les vidéos très utiles, et je m’excuse pour des fautes d’autographes.
    Bonne année,
    Clare

  9. Bonsoir Pierre,
    Son histoire de la réalité était super valide et il est dommage qu’il ait été si blessé. Mais le pire est passé et j’espère que vous allez mieux tous les jours et que tout va bien à partir de maintenant. Vos cours sont merveilleux et nous avons tous besoin de vous. Reste bien. Gros câlin

  10. Bonjour Prof. Pierre,
    J’espere que vous vous récupérez vite de tout ça. Réposez-vous bien et suivez toutes les recomendations du médecin, d’accord? Je suis sûre que vous serez en pleine forme la prochaine video avec Noemi.
    Magda.

  11. Oh là là ! Quelle histoire, Pierre ! Je te souhaite un prompt rétablissement.
    Merci beaucoup de tout ce que tu partages avec nous, même quand tu as été malade !

  12. Martin Wallace

    Peut-être je peux parteger le vrai histoire de mon premier jour à l’école:

    À l’époque de mon enfance en Australie, les jardins d’enfants et les écoles maternelles n’existaient pas encore: donc, mon premier jour à l’école élémentaire fut mon premier jour loin de ma mère.
    Ne pensez pas que je n’étais pas bien préparé ! Au contraire, mon père avait assuré. Bien sûr, il m’avait appris à lire et écrire … mais il m’avait également appris comment on doit se comporter à l’école.
    « Redresse-toi », il avait dit, « garde les bras croisés. Ne parle pas tant qu’on ne t’interroge pas. Et quand la sœur te parle, réponds ‘oui, ma sœur’ ou ‘non, ma sœur.’ Souviens-toi ! Car les sœurs ont une grande règle, pour corriger les enfants récalcitrants. Mais surtout, évite les grands garçons, car ce sont des petites brutes. »
    *******
    Le jour redouté est arrivé. Ma mère, en versant des larmes, m’a embrassé devant la porte de l’école; et moi, tremblant de peur, je suis entré dans la salle de classe.
    Je me suis assis à ma place – mes bras croisés. D’autres enfants jouaient avec des joujoux sur le plancher. Je me suis pensé: « Ce sont eux qui vont avoir des ennuis! »
    À ce moment, la sœur s’est approchée de moi : « coucou, mon petit, » a-t-elle dit, « comment tu t’appelles ? »
    Son familiarité m’a surpris. « Je m’appelle Martin … Martin Joseph Wallace … ma sœur ! » ai-je répondu.
    « On voulait jouer avec les autres, Martin ? » a-t-elle demandé. « Viens, voilà le coffre à jouets. »
    *******
    Pendant la récré, je me suis assis tout seul sur la cour. Soudain, quelque chose a obscurci le soleil. J’ai levé les yeux. Mon Dieu ! C’était un grand garçon – du CE2 !
    « Salut, mon gars ! » il a commencé. « Je te connais, n’est-ce pas ? »
    « Bof … non, je suis sûr… Je ne suis pas du coin. »
    « Euh, mais oui. Ta mémé est notre voisine. Tu lui rends visites le dimanche, avec ton frère. Je vous ai vu de notre cour. D’ailleurs, je m’appelle Simon. » Il m’a tendu sa main. « Peut-être on peut jouer ensemble le dimanche chez ta mémé ? Au fait, en ce moment, on joue aux ‘Gendarmes et aux Voleurs’. Tu étais un gendarme. Viens : c’est parti, mon kiki… »
    *******
    Ce soir-là, mon père m’a interrogé. « Comment ça va à l’école ? Est-ce que tu as appris quelque chose ? »
    « Hein, l’école, » ai-je répondu avec un air insouciant. « Ça se passe… tranquillement. »
    « Vraiment ? » intervint ma mère, étonnée. « Toi ? Tranquillement ? »
    « Mais oui, maman. Je suis devenu le chouchou de la maîtresse, et mon pote, Simon, il est le chef de la bande des grands garçons. Il veut d’ailleurs jouer chez nous, en effet. »
    Mes parents restaient ébahis. Et moi, j’ai bien dormi cette nuit. J’étais content.

  13. Thecla de Vrede

    Pierre, vous êtes super! Charmant comme tout! C’est un plaisir à vous écouter et regarder! Merci infiniment pour vos films et vos histoires. Je vous souhaite le meilleur pour votre dos!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Panier
Retour haut de page