Bonjour à tous ! Nous avons eu la chance de rencontrer Alice Zagury, cofondatrice de “The Family”. À travers cette interview, elle vous parle de The Family et de son parcours !
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Exercice de Compréhension Orale : Complète la transcription.

– Bonjour et bienvenue sur “Français avec Pierre” encore une fois et aujourd’hui, on va faire une petite interview donc on est avec Alice de “The Family”. Bonjour Alice !
– Bonjour Pierre !
– Ça va ?
– Ça va super !
– Bon alors Alice, tu es une entrepreneuse, tu es la …………………. de “The Family”. Tu peux nous raconter un petit peu ton parcours, nous parler de tout ça et puis après, on parlera de “The Family”.
– Avec grand plaisir ! Donc “The Family” accompagne les  ………………….en Europe. Et, pour moi-même monter “The Family”, j’ai fait dans mon  ………………….une école de commerce, une grande école de commerce. En France, tu as un système qui est : classe préparatoire, concours, grande école. Si tu es très bon, tu vas à HEC, si tu es un peu moins bon, tu descends. Alors moi, j’étais à l’EM Lyon qui est une superbe école mais qui n’est pas la première. Donc à la sortie de ça, je me dis : “Moi, j’ai envie d’autre chose”, peut-être d’agences, de structures plus  …………………., plus petites, où on va me donner plus de responsabilités. Donc je m’oriente plutôt vers le milieu artistique, dans des agences créatives, des agences de design, des collectifs d’artistes… Et en fait, je finis par travailler pour une association qui s’occupe de communautés technologiques, donc des hackers, des  …………………., des codeurs et pour eux, je vais monter une structure qui permet à ces communautés de rentrer en relation avec des artistes.
– Ouais.
– C’est un incubateur “Art” et “Technologie”.
– Alors, c’est quoi un “incubateur” ?
– Un incubateur, c’est traditionnellement la manière dont on accompagne les entreprises en démarrage. C’est le fait de proposer un lieu où, parce qu’il y aura plusieurs entreprises ensemble, on va mutualiser les coûts. Mais, quand je démarre ça,  …………………. que, à l’heure d’internet finalement, avoir un espace, ça compte pas vraiment. “Français avec Pierre”, ça a démarré chez toi ?
– Oui tout à fait, on est encore chez nous !
– Donc tu vois, les locaux…
– Ça va peut-être bouger, ça va peut-être changer, mais c’est vrai que jusque-là, on en avait pas besoin comme la plupart des Youtubeurs… Même “El Rubius” qui est le N°3 mondial, il est chez lui, à Madrid. Donc du coup, tu as commencé à monter ça.
– Voilà et puis en fait, de fil en aiguille, je me suis rendue compte que ce qui m’intéressait le plus, c’était non pas les artistes, parce que j’étais vraiment très attirée par les artistes, c’était  …………………………………………, d’entrepreneurs, de codeurs… Parce que je me suis dit : “Ils ont un pouvoir incroyable dans leurs mains !” et finalement, presque, c’est eux les nouveaux artistes. Parce qu’ils ont une façon de voir le monde et de voir des problèmes, de les résoudre et de proposer une nouvelle version du monde telle que eux la voient sans qu’il y ait de barrières.
– Donc après, tu as rencontré Oussama !
– Oussama !
– Alors, raconte-nous.
– Alors en fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à accompagner de plus en plus de “startups”…
– Mais, tu as monté ça toute seule ?!
– Non, non ! Ça, je l’ai monté… à la base, j’étais dans cette association et puis ma “boss” était contente de moi avec cet incubateur “Art” et “Ingénieurs”, elle m’a dit : “La bourse de Paris aurait envie que notre association crée un lieu qui soit un incubateur pour les ingénieurs, qu’ils puissent monter leurs startups” et je lui dis : “Incubateur, ça n’a plus vraiment de sens”. Aujourd’hui, il y a l’ère numérique. Ce qui compte, c’est cette communauté  ………………….. C’est un modèle qui émerge de la “Silicon Valley” et qui s’appelle : “les accélérateurs” et l’accélérateur finalement, peu importe d’avoir des locaux, ce n’est pas ça qui compte. Ce qui compte, c’est des gens motivés, qui s’entraident. Il y a tout un programme qu’on appelle : “du mentoring”, donc ce sont des gens qui ont une expérience et qui viennent la donner à d’autres qui n’en ont pas, et à l’issu de ce programme intense, on rencontre des investisseurs.
– Et c’est là que tu rencontres…
– …Voilà, là en fait je rencontre Oussama parce que je suis en recherche… parce que évidemment, en faisant cette pâle copie de ce modèle qui cartonne en “Silicon Valley”, évidemment, ça ne marche pas pareil en France… Et pourquoi ? Parce qu’il y a des  ……………………………. Tu ne peux pas prendre un modèle des États-Unis et penser qu’il va marcher en France normalement. En France, les gens qui ont réussi, ils ne vont pas venir donner autant d’accompagnement à mes jeunes entrepreneurs. Et donc, j’ai du mal à trouver ces “mentors” et Oussama est une des personnes qui va être OK pour passer du temps avec mes entrepreneurs.
– Parce que Oussama, c’est un entrepreneur-né. À 15 ans, il avait fait déjà 1 million de dollars. Il est parti dans la “Silicon Valley”… Bon, on ne va pas raconter toute son histoire. Peut-être qu’un jour, je ferai une interview d’Oussama…
– …Ah, ce serait génial !
– Oui, parce qu’il est… Incroyable ! Regardez ses vidéos ! Je vous mettrai le lien de toute manière. Pour commencer d’abord, qui c’est ? Parce qu’ils ne le connaissent pas forcément. Lui, donc un entrepreneur-né, il a bien réussi déjà très jeune au début d’internet, il savait coder… Et il est parti vers la “Silicon Valley”.
– En fait si tu veux,  …………………………………….., revendu plusieurs boites entre ses 15 et ses 26 ans et il a eu beaucoup d’échecs… Et son dernier échec, c’est une boite à laquelle il croyait énormément, il a levé beaucoup d’argent et il n’a pas trouvé son “business model”… Ses investisseurs l’ont viré ! Il est parti…
– …Ça, c’était dans la “Silicon Valley” ?
– Non, c’était en France.
– Ah ! C’était avant la “Silicon Valley”, d’accord.
– Et il est parti en “Silicon Valley” en se disant : “Je ne serai jamais un bon entrepreneur, peut-être que je peux être un bon investisseur”. Là-bas, c’est un peu “l’eldorado” des startups et il met des petits tickets, en tant que “business angel”, dans des jeunes projets. Et surtout en fait, il apprend beaucoup ! Il apprend des autres, il apprend des super “business angels” qui sont là-bas et il se nourrit ! Bon, il se trouve qu’à un moment, il voyage par Paris et moi,  …………………. et je lui dis : “Viens voir mes startups, aide-les, accompagne-les…” et en fait, cette expérience qui a été dramatique pour lui, elle va être hyper importante dans sa façon d’aider les autres parce que ça le rend…
– …Il ne veut pas que les autres passent par là !
– Exactement !
– Il y en a qui réagissent de l’autre manière, qui veulent  …………………. et il y en a d’autres qui, au contraire, n’ont pas envie que les autres passent par là. C’est la même chose pour l’éducation, j’ai beaucoup souffert et c’est pour ça que, sur “Français avec Pierre”, on essaie de faire un autre système, que ce soit avec plaisir, que les gens prennent plaisir à apprendre des choses et c’est un truc qui nous tient beaucoup à cœur. Et donc, vous vous êtes rencontrés et vous avez fondé…
– …”The Family”, voilà. Avec un troisième associé qui s’appelle Nicolas Colin. Et en fait, tous les trois on vient  …………………. complètement différents mais, ce qu’on partage, c’est la même frustration par rapport à l’accompagnement qui est donné à ce moment-là, en France, aux entrepreneurs. Et donc, on se dit qu’il faut créer quelque chose qui soit un lieu, une infrastructure, une communauté de gens qui s’entraident. Et pour ça, on offre trois choses : de l’éducation, donc c’est la chaine Youtube sur laquelle tu es tombé.
– Ouais ! Alors je mettrai le lien dessous parce que, vraiment, il y a des vidéos extraordinaires ! Si vous êtes intéressés par tout ce qui est entrepreneuriat et tout ça, c’est génial !
– Ah, bah merci !
– C’est comme ça que je vous ai connu quoi ! Vraiment, j’ai été tout de suite : “Ah, ça c’est bon !” Il y a un truc donc c’est l’éducation, deuxième ?
– Ouais, c’est l’éducation. Donc première chose, tu as la chaine Youtube et puis c’est… à Paris au départ, quand on démarre, des événements tous les jours où on fait parler Oussama mais on fait aussi venir des super entrepreneurs du monde entier pour partager leur savoir-faire. Tu as des outils, donc ça, c’est réservé à nos entrepreneurs. C’est-à-dire qu’on va aller voir l’ensemble des sous-traitants, des services  …………………. quand tu démarres ta boite, et on va négocier avec eux des tarifs préférentiels pour nos entrepreneurs. Comme ça, tu as un avantage qui est hyper clair et évident quand tu es dans “The Family”, c’est que tu ne paies pas tes serveurs par exemple chez Amazon Web Services…
– Donc c’est quoi par exemple, les serveurs… ?
– Tu as de tout ! Tu as les serveurs, la “compta”, les services de “A/B testing” quand tu veux tester ton marketing… Tu en as des centaines !
– Bon alors, donc “donner des outils”…
– Donc : éducation, outils et accès au capital. Voilà, ce sont les trois piliers de “The Family”.
– Ça, c’est ce qu’on appelle “lever des fonds”.
– Lever des fonds, ouais. Et en fait si tu veux, ce qu’on dit, c’est que, à l’ère d’internet, l’argent est de moins en moins une barrière. C’est-à-dire que tu peux démarrer sans autant d’argent qu’avant, d’accord ? Par contre, à un moment donné, si tu veux accélérer ta  …………………., l’argent devient un point important.
– C’est pour ça que ça s’appelle “accélérateur”, non ? Tu peux le faire mais tu prendras plus de temps quoi. Tu peux avoir des fonds…
– Le but de “The Family” au final, c’est de donner l’ensemble des moyens pour que, en tant qu’entrepreneur, tu ailles plus rapidement dans ta prise de décision.
– D’accord. Aujourd’hui donc, vous avez des gens qui viennent et qui sont en train d’entreprendre, vous les aider et après, quand il réussissent, ils aident les nouveaux, c’est ça ?
– Il y a un vrai phénomène d’entraide, ouais. Il y a un vrai phénomène d’entraide. Donc …………………., on était uniquement focalisés sur la France et très rapidement, on s’est rendu compte qu’il fallait au contraire très vite… Enfin, déjà 1, que les problèmes qu’on connaissait en France, c’était les mêmes que les Allemands, que les Italiens, que les Anglo-Saxons… connaissaient. C’est-à-dire, ce qu’on appelle la “toxicité”, ce conservatisme, la peur de l’échec, le manque d’ambition…
– Ne pas partager, quand tu as réussi, avec les autres…
– La culture du secret ! Voilà. Donc ce sont des choses qui sont partagées en fait, dans d’autres pays, donc on pouvait être pertinents dans notre offre pour d’autres entrepreneurs. On a commencé à faire nos vidéo en anglais et naturellement, des startups de toute l’Europe ont commencé à candidater pour intégrer “The Family”.
– Donc en fait, vous aussi Youtube vous a  ………………….aidé et vous a projeté ?
– Complètement, complètement ! C’est exactement ça qui nous a permis d’être connu et surtout, de créer “d’entrée de jeu”, une confiance et une culture commune. C’est-à-dire que les gens qui candidatent, ils ont déjà regardé plusieurs vidéos. Ils ont eu  …………………. des conseils pour pouvoir démarrer leurs boites et quand il viennent nous voir, on est tout de suite au même niveau de langage. Ils ont déjà les bons réflexes.
– Ok, donc aujourd’hui, vous en êtes où ? Finalement, vous êtes contents de votre bilan ? Quels sont vos projets ? Comment tu vois l’avenir ?
– Aujourd’hui, on est hyper contents parce qu’on a de super belles boites qui sont dans “The Family”. “Agricool”, j’en suis fan ! Donc deux fils de fermiers qui font pousser des fraises sans pesticides, sans OGM, sans pollution. Des super belles boites comme “PayFit” qui te permettent de créer des fiches de paie en trois clics.
– Génial !
– Voilà et quand tu sais le  ………………….administratif que ça peut être…
– Je sais !
– Il y en a plus de 150 qui sont actifs dans “The Family”.
– Plus de 150 startups ?
– Ouais.
– Et ce que vous appelez une “startup” en fait…
– …Qu’est ce qu’une startup ? En fait, les gens souvent se disent : “Une startup, c’est une petite boite qui démarre et qui est dans les nouvelles technologies”.
– Ouais, c’est ça !
– Non, pas forcément ! En fait, une startup, c’est une organisation qui est en recherche, c’est le mot le plus important ! C’est comme des chercheurs et il y a vraiment cette quête du “business model”.
– Donc le “business model”, ça veut dire que tu as trouvé ta façon de générer de l’argent…
– …d’une manière profitable, “scalable” et répétable.
– Bon et l’avenir là, vous le voyez comment ? Ça marche de mieux en mieux “The Family” donc…
– Moi, je suis très heureuse de travailler avec les gens avec qui je travaille. Je suis rassurée parce qu’après 5 ans, j’ai toujours la même passion ! Et il y a eu des hauts et des bas néanmoins… Parfois, quand tu vois toujours des entrepreneurs avec des étoiles dans les yeux, il y a un moment où ça te fait moins d’effet quoi, tu vois ? Et j’ai réussi à trouver en fait une façon de m’organiser ou de vivre, je ne sais pas comment dire mais pour continuer à être dans l’appréciation de leurs enthousiasme à ces entrepreneurs, de ne jamais  …………………. de ça. De rester…
– Que ça te fasse toujours de l’effet de voir des gens qui ont une passion et tout ça.
– Ne jamais être blasée de ça !
– Et alors, est-ce que vous allez changer finalement l’Europe ? Vous allez réussir à faire un genre de “Silicon Valley” en Europe ou pas, à la manière Européenne, tu crois que vous allez réussir ?
– J’espère qu’on pourra largement y contribuer !
– Ouais ! Mais ça y est déjà, vous le faites ?
– C’est le travail qu’on fait. Après, je vais rester un peu humble, tu vois ? Savoir si on a vraiment un impact sur le fait de créer… En tout cas, c’est notre mission, c’est notre  ………………….! C’est effectivement de créer un véritable écosystème entrepreneurial en Europe.
– Ok ! Bon et bien merci beaucoup Alice !
– Merci Pierre !
– C’était très intéressant !
– J’espère que ça a intéressé tes abonnés !
– J’en suis sûr !
– Tu as des entrepreneurs parmi tes abonnés ?
– Sûrement, il y en a  …………………….. !
– Ouais !
– Et tant mieux ! Et puis si ils regardent YouTube, c’est que déjà, si il aiment bien YouTube et qu’ils nous suivent, je pense que ça va les motiver et que…
– Et j’espère que vous avez compris mon français.
– C’était parfait ! Merci Alice !
– Merci.

Interview d’Alice Zagury – The Family
Transcription de la vidéo et correction de l’exercice !

– Bonjour et bienvenue sur “Français avec Pierre” encore une fois et aujourd’hui, on va faire une petite interview donc on est avec Alice de “The Family”. Bonjour Alice !
– Bonjour Pierre !
– Ça va ?
– Ça va super !
– Bon alors Alice, tu es une entrepreneuse, tu es la fondatrice de “The Family”. Tu peux nous raconter un petit peu ton parcours, nous parler de tout ça et puis après, on parlera de “The Family”.
– Avec grand plaisir ! Donc “The Family” accompagne les entrepreneurs en Europe. Et, pour moi-même monter “The Family”, j’ai fait dans mon parcours une école de commerce, une grande école de commerce. En France, tu as un système qui est : classe préparatoire, concours, grande école. Si tu es très bon, tu vas à HEC, si tu es un peu moins bon, tu descends. Alors moi, j’étais à l’EM Lyon qui est une superbe école mais qui n’est pas la première. Donc à la sortie de ça, je me dis : “Moi, j’ai envie d’autre chose”, peut-être d’agences, de structures plus souples, plus petites, où on va me donner plus de responsabilités. Donc je m’oriente plutôt vers le milieu artistique, dans des agences créatives, des agences de design, des collectifs d’artistes… Et en fait, je finis par travailler pour une association qui s’occupe de communautés technologiques, donc des hackers, des développeurs, des codeurs et pour eux, je vais monter une structure qui permet à ces communautés de rentrer en relation avec des artistes.
– Ouais.
– C’est un incubateur “Art” et “Technologie”.
– Alors, c’est quoi un “incubateur” ?
– Un incubateur, c’est traditionnellement la manière dont on accompagne les entreprises en démarrage. C’est le fait de proposer un lieu où, parce qu’il y aura plusieurs entreprises ensemble, on va mutualiser les coûts. Mais, quand je démarre ça, je me rends compte que, à l’heure d’internet finalement, avoir un espace, ça compte pas vraiment. “Français avec Pierre”, ça a démarré chez toi ?
– Oui tout à fait, on est encore chez nous !
– Donc tu vois, les locaux…
– Ça va peut-être bouger, ça va peut-être changer, mais c’est vrai que jusque-là, on en avait pas besoin comme la plupart des Youtubeurs… Même “El Rubius” qui est le N°3 mondial, il est chez lui, à Madrid. Donc du coup, tu as commencé à monter ça.
– Voilà et puis en fait, de fil en aiguille, je me suis rendue compte que ce qui m’intéressait le plus, c’était non pas les artistes, parce que j’étais vraiment très attirée par les artistes, c’était ces communautés d’ingénieurs, d’entrepreneurs, de codeurs… Parce que je me suis dit : “Ils ont un pouvoir incroyable dans leurs mains !” et finalement, presque, c’est eux les nouveaux artistes. Parce qu’ils ont une façon de voir le monde et de voir des problèmes, de les résoudre et de proposer une nouvelle version du monde telle que eux la voient sans qu’il y ait de barrières.
– Donc après, tu as rencontré Oussama !
– Oussama !
– Alors, raconte-nous.
– Alors en fait, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé à accompagner de plus en plus de “startups”…
– Mais, tu as monté ça toute seule ?!
– Non, non ! Ça, je l’ai monté… à la base, j’étais dans cette association et puis ma “boss” était contente de moi avec cet incubateur “Art” et “Ingénieurs”, elle m’a dit : “La bourse de Paris aurait envie que notre association crée un lieu qui soit un incubateur pour les ingénieurs, qu’ils puissent monter leurs startups” et je lui dis : “Incubateur, ça n’a plus vraiment de sens”. Aujourd’hui, il y a l’ère numérique. Ce qui compte, c’est cette communauté qui s’entraide. C’est un modèle qui émerge de la “Silicon Valley” et qui s’appelle : “les accélérateurs” et l’accélérateur finalement, peu importe d’avoir des locaux, ce n’est pas ça qui compte. Ce qui compte, c’est des gens motivés, qui s’entraident. Il y a tout un programme qu’on appelle : “du mentoring”, donc ce sont des gens qui ont une expérience et qui viennent la donner à d’autres qui n’en ont pas, et à l’issu de ce programme intense, on rencontre des investisseurs.
– Et c’est là que tu rencontres…
– …Voilà, là en fait je rencontre Oussama parce que je suis en recherche… parce que évidemment, en faisant cette pâle copie de ce modèle qui cartonne en “Silicon Valley”, évidemment, ça ne marche pas pareil en France… Et pourquoi ? Parce qu’il y a des barrières culturelles. Tu ne peux pas prendre un modèle des États-Unis et penser qu’il va marcher en France normalement. En France, les gens qui ont réussi, ils ne vont pas venir donner autant d’accompagnement à mes jeunes entrepreneurs. Et donc, j’ai du mal à trouver ces “mentors” et Oussama est une des personnes qui va être OK pour passer du temps avec mes entrepreneurs.
– Parce que Oussama, c’est un entrepreneur-né. À 15 ans, il avait fait déjà 1 million de dollars. Il est parti dans la “Silicon Valley”… Bon, on ne va pas raconter toute son histoire. Peut-être qu’un jour, je ferai une interview d’Oussama…
– …Ah, ce serait génial !
– Oui, parce qu’il est… Incroyable ! Regardez ses vidéos ! Je vous mettrai le lien de toute manière. Pour commencer d’abord, qui c’est ? Parce qu’ils ne le connaissent pas forcément. Lui, donc un entrepreneur-né, il a bien réussi déjà très jeune au début d’internet, il savait coder… Et il est parti vers la “Silicon Valley”.
– En fait si tu veux, il a monté plusieurs boites, revendu plusieurs boites entre ses 15 et ses 26 ans et il a eu beaucoup d’échecs… Et son dernier échec, c’est une boite à laquelle il croyait énormément, il a levé beaucoup d’argent et il n’a pas trouvé son “business model”… Ses investisseurs l’ont viré ! Il est parti…
– …Ça, c’était dans la “Silicon Valley” ?
– Non, c’était en France.
– Ah ! C’était avant la “Silicon Valley”, d’accord.
– Et il est parti en “Silicon Valley” en se disant : “Je ne serai jamais un bon entrepreneur, peut-être que je peux être un bon investisseur”. Là-bas, c’est un peu “l’eldorado” des startups et il met des petits tickets, en tant que “business angel”, dans des jeunes projets. Et surtout en fait, il apprend beaucoup ! Il apprend des autres, il apprend des super “business angels” qui sont là-bas et il se nourrit ! Bon, il se trouve qu’à un moment, il voyage par Paris et moi, je le chope et je lui dis : “Viens voir mes startups, aide-les, accompagne-les…” et en fait, cette expérience qui a été dramatique pour lui, elle va être hyper importante dans sa façon d’aider les autres parce que ça le rend…
– …Il ne veut pas que les autres passent par là !
– Exactement !
– Il y en a qui réagissent de l’autre manière, qui veulent se venger et il y en a d’autres qui, au contraire, n’ont pas envie que les autres passent par là. C’est la même chose pour l’éducation, j’ai beaucoup souffert et c’est pour ça que, sur “Français avec Pierre”, on essaie de faire un autre système, que ce soit avec plaisir, que les gens prennent plaisir à apprendre des choses et c’est un truc qui nous tient beaucoup à cœur. Et donc, vous vous êtes rencontrés et vous avez fondé…
– …”The Family”, voilà. Avec un troisième associé qui s’appelle Nicolas Colin. Et en fait, tous les trois on vient d’horizons complètement différents mais, ce qu’on partage, c’est la même frustration par rapport à l’accompagnement qui est donné à ce moment-là, en France, aux entrepreneurs. Et donc, on se dit qu’il faut créer quelque chose qui soit un lieu, une infrastructure, une communauté de gens qui s’entraident. Et pour ça, on offre trois choses : de l’éducation, donc c’est la chaine Youtube sur laquelle tu es tombé.
– Ouais ! Alors je mettrai le lien dessous parce que, vraiment, il y a des vidéos extraordinaires ! Si vous êtes intéressés par tout ce qui est entrepreneuriat et tout ça, c’est génial !
– Ah, bah merci !
– C’est comme ça que je vous ai connu quoi ! Vraiment, j’ai été tout de suite : “Ah, ça c’est bon !” Il y a un truc donc c’est l’éducation, deuxième ?
– Ouais, c’est l’éducation. Donc première chose, tu as la chaine Youtube et puis c’est… à Paris au départ, quand on démarre, des événements tous les jours où on fait parler Oussama mais on fait aussi venir des super entrepreneurs du monde entier pour partager leur savoir-faire. Tu as des outils, donc ça, c’est réservé à nos entrepreneurs. C’est-à-dire qu’on va aller voir l’ensemble des sous-traitants, des services dont tu as besoin quand tu démarres ta boite, et on va négocier avec eux des tarifs préférentiels pour nos entrepreneurs. Comme ça, tu as un avantage qui est hyper clair et évident quand tu es dans “The Family”, c’est que tu ne paies pas tes serveurs par exemple chez Amazon Web Services…
– Donc c’est quoi par exemple, les serveurs… ?
– Tu as de tout ! Tu as les serveurs, la “compta”, les services de “A/B testing” quand tu veux tester ton marketing… Tu en as des centaines !
– Bon alors, donc “donner des outils”…
– Donc : éducation, outils et accès au capital. Voilà, ce sont les trois piliers de “The Family”.
– Ça, c’est ce qu’on appelle “lever des fonds”.
– Lever des fonds, ouais. Et en fait si tu veux, ce qu’on dit, c’est que, à l’ère d’internet, l’argent est de moins en moins une barrière. C’est-à-dire que tu peux démarrer sans autant d’argent qu’avant, d’accord ? Par contre, à un moment donné, si tu veux accélérer ta croissance, l’argent devient un point important.
– C’est pour ça que ça s’appelle “accélérateur”, non ? Tu peux le faire mais tu prendras plus de temps quoi. Tu peux avoir des fonds…
– Le but de “The Family” au final, c’est de donner l’ensemble des moyens pour que, en tant qu’entrepreneur, tu ailles plus rapidement dans ta prise de décision.
– D’accord. Aujourd’hui donc, vous avez des gens qui viennent et qui sont en train d’entreprendre, vous les aider et après, quand il réussissent, ils aident les nouveaux, c’est ça ?
– Il y a un vrai phénomène d’entraide, ouais. Il y a un vrai phénomène d’entraide. Donc au démarrage, on était uniquement focalisés sur la France et très rapidement, on s’est rendu compte qu’il fallait au contraire très vite… Enfin, déjà 1, que les problèmes qu’on connaissait en France, c’était les mêmes que les Allemands, que les Italiens, que les Anglo-Saxons… connaissaient. C’est-à-dire, ce qu’on appelle la “toxicité”, ce conservatisme, la peur de l’échec, le manque d’ambition…
– Ne pas partager, quand tu as réussi, avec les autres…
– La culture du secret ! Voilà. Donc ce sont des choses qui sont partagées en fait, dans d’autres pays, donc on pouvait être pertinents dans notre offre pour d’autres entrepreneurs. On a commencé à faire nos vidéo en anglais et naturellement, des startups de toute l’Europe ont commencé à candidater pour intégrer “The Family”.
– Donc en fait, vous aussi Youtube vous a vachement aidé et vous a projeté ?
– Complètement, complètement ! C’est exactement ça qui nous a permis d’être connu et surtout, de créer “d’entrée de jeu”, une confiance et une culture commune. C’est-à-dire que les gens qui candidatent, ils ont déjà regardé plusieurs vidéos. Ils ont eu du coup des conseils pour pouvoir démarrer leurs boites et quand il viennent nous voir, on est tout de suite au même niveau de langage. Ils ont déjà les bons réflexes.
– Ok, donc aujourd’hui, vous en êtes où ? Finalement, vous êtes contents de votre bilan ? Quels sont vos projets ? Comment tu vois l’avenir ?
– Aujourd’hui, on est hyper contents parce qu’on a de super belles boites qui sont dans “The Family”. “Agricool”, j’en suis fan ! Donc deux fils de fermiers qui font pousser des fraises sans pesticides, sans OGM, sans pollution. Des super belles boites comme “PayFit” qui te permettent de créer des fiches de paie en trois clics.
– Génial !
– Voilà et quand tu sais le cauchemar administratif que ça peut être…
– Je sais !
– Il y en a plus de 150 qui sont actifs dans “The Family”.
– Plus de 150 startups ?
– Ouais.
– Et ce que vous appelez une “startup” en fait…
– …Qu’est ce qu’une startup ? En fait, les gens souvent se disent : “Une startup, c’est une petite boite qui démarre et qui est dans les nouvelles technologies”.
– Ouais, c’est ça !
– Non, pas forcément ! En fait, une startup, c’est une organisation qui est en recherche, c’est le mot le plus important ! C’est comme des chercheurs et il y a vraiment cette quête du “business model”.
– Donc le “business model”, ça veut dire que tu as trouvé ta façon de générer de l’argent…
– …d’une manière profitable, “scalable” et répétable.
– Bon et l’avenir là, vous le voyez comment ? Ça marche de mieux en mieux “The Family” donc…
– Moi, je suis très heureuse de travailler avec les gens avec qui je travaille. Je suis rassurée parce qu’après 5 ans, j’ai toujours la même passion ! Et il y a eu des hauts et des bas néanmoins… Parfois, quand tu vois toujours des entrepreneurs avec des étoiles dans les yeux, il y a un moment où ça te fait moins d’effet quoi, tu vois ? Et j’ai réussi à trouver en fait une façon de m’organiser ou de vivre, je ne sais pas comment dire mais pour continuer à être dans l’appréciation de leurs enthousiasme à ces entrepreneurs, de ne jamais m’ennuyer de ça. De rester…
– Que ça te fasse toujours de l’effet de voir des gens qui ont une passion et tout ça.
– Ne jamais être blasée de ça !
– Et alors, est-ce que vous allez changer finalement l’Europe ? Vous allez réussir à faire un genre de “Silicon Valley” en Europe ou pas, à la manière Européenne, tu crois que vous allez réussir ?
– J’espère qu’on pourra largement y contribuer !
– Ouais ! Mais ça y est déjà, vous le faites ?
– C’est le travail qu’on fait. Après, je vais rester un peu humble, tu vois ? Savoir si on a vraiment un impact sur le fait de créer… En tout cas, c’est notre mission, c’est notre rêve ! C’est effectivement de créer un véritable écosystème entrepreneurial en Europe.
– Ok ! Bon et bien merci beaucoup Alice !
– Merci Pierre !
– C’était très intéressant !
– J’espère que ça a intéressé tes abonnés !
– J’en suis sûr !
– Tu as des entrepreneurs parmi tes abonnés ?
– Sûrement, il y en a de plus en plus !
– Ouais !
– Et tant mieux ! Et puis si ils regardent YouTube, c’est que déjà, si il aiment bien YouTube et qu’ils nous suivent, je pense que ça va les motiver et que…
– Et j’espère que vous avez compris mon français.
– C’était parfait ! Merci Alice !
– Merci.

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