Avoir le cafard
Quand on a le cafard, cela signifie qu’on est déprimé, qu’on n’a pas le moral, qu’on est d’humeur triste et mélancolique.
Exemples d’utilisation de l’expression “avoir le cafard”
| Exemple 1 Le dimanche soir, j’ai le cafard… L’idée de retourner au travail me déprime… |
| Exemple 2 Si tu as le cafard, va faire un tour dehors ! Ça te changera les idées ! |
Origine de l’expression “avoir le cafard”
C’est au poète Charles Baudelaire que l’on doit le rapprochement entre cet insecte répugnant qu’est le cafard et un état moral sombre et mélancolique. C’est dans Les Fleurs du mal, publié en 1857, que celui qui a également introduit en français la notion de “spleen” emploie pour la première fois le mot “cafard” dans ce sens :
Parfois il prend, sachant mon grand amour de l’Art,
La forme de la plus séduisante des femmes,
Et, sous de spécieux prétextes de cafard,
Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
Sens de l’expression “avoir le cafard”
L’expression “avoir le cafard” renvoie à un état de tristesse ou de mélancolie, à un abattement diffus, parfois sans cause précise. Le plus souvent, on l’emploie pour évoquer un malaise passager : un moment de solitude, un temps gris et monotone, une période délicate peuvent ainsi donner le cafard.
La langue française ne manque pas de ressources pour décrire ces accès de tristesse : l’expression “avoir le cafard” peut être rapprochée d’autres expressions du même genre comme “broyer du noir”, “ne pas être dans son assiette”, “avoir le moral à zéro” ou encore, dans un registre plus familier, “avoir le moral dans les chaussettes”.
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l´expressione slovaque est “ne pas être dans sa peau”