Bonjour ! Aujourd’hui, sur Français avec Pierre, je vous raconte une histoire en français ! Vous pouvez télécharger le podcast et vous avez toute la transcription sous la vidéo !
Vous pouvez nous suivre sur la page Facebook ; j’y poste une petite astuce de FLE tous les jours ainsi que sur Instagram !
Merci aussi pour votre soutien indispensable : les “like” ou pouces vers le haut, partages, commentaires et abonnements sur la chaine YouTube :-)
Vous serez peut-être intéressés aussi par LE TEST DE NIVEAU ou L’ACADÉMIE pour parler avec d’autres personnes en français ;-)

Si vous avez aimé, vous aimerez aussi Une histoire incroyable qui m’est arrivée et Raconter une histoire en français.

Transcription

Bonjour et bienvenue sur Français avec Pierre. Alors, aujourd’hui, c’est une vidéo un petit peu spéciale parce que je vais vous raconter une histoire. Alors, la dernière fois je vous ai raconté une histoire à la première personne du singulier et un fait réel, mais aujourd’hui, pour changer un peu, je vais vous raconter une histoire à la troisième personne du singulier, une histoire qui ressemble plus à un livre, à un roman, mais bon, c’est une petite histoire qui fait un petit peu peur.

Euh donc je l’ai écrite moi-même mais je me suis inspiré, en fait, d’un, d’une histoire que j’ai lue à mes enfants le soir. Alors, moi je vais disparaitre, je vais vous laisser avec juste les sous-titres, d’accord, et puis les illustrations, les images de Rosemarie, hein, qui est note illustratrice.

Donc je vous dis, tout de suite puisque je ne vais pas réapparaitre à la fin de la vidéo, n’oubliez pas les pouces et bien évidemment je vous laisse un lien avec toute la transcription de cette histoire et aussi le podcast à télécharger.

Bien. Je vous souhaite une bonne écoute. Au revoir !

Le train de 17h32.

Nous sommes le 14 Février 1954, à la gare de Toulouse. Monsieur Grand s’apprête à prendre le train pour se rendre chez ses amis, monsieur et madame Lafitte, qui l’ont invité pour le weekend dans leur propriété privée près de Marmande. Il est exactement 17h32 quand le chef de gare siffle pour annoncer le départ du train. Monsieur Grand s’installe dans son compartiment. Il s’apprête à lire le journal qu’il a acheté pour l’occasion mais il vient de finir sa semaine de travail et il est un peu fatigué. Il commence à rêvasser, et puis finalement, bercé par le ronron du train, il finit par s’endormir totalement.

À la sortie de la gare de Montauban, le bruit de la porte du compartiment réveille soudainement monsieur Grand. Un homme de grande taille était entré dans le compartiment.

– Excusez-moi monsieur, je suis navré. Je crois que je vous ai réveillé !

– Oh, ce n’est pas grave ! Mais, je vous connais, il me semble ! Vous n’êtes pas Albert ? Albert … ?

– Albert Lemoine ! Tout à fait ! Nous nous sommes rencontrés l’année dernière au réveillon du Nouvel an chez les Lafitte.

– Bien sûr ! Comment allez-vous ?

Une longue conversation avait commencé entre les deux hommes. Mais alors que le nouvel arrivé parlait, monsieur Grand pensait, comme il a vieilli ! Et qu’est-ce qu’il est blanc ! Que lui est-il arrivé ? Ce teint si pâle ! Il n’a vraiment pas bonne mine, mon dieu !

– Mais dites-moi, où allez-vous donc comme ça monsieur Grand ?

– Eh bien justement, je me rends chez mes amis, monsieur et madame Lafitte. Et vous, monsieur Lemoine ?

– Oh, je descends bientôt, à Agen. J’ai des affaires à régler. Mais s’il vous plait, ne manquez pas de saluer monsieur et madame Lafitte de ma part je vous prie.

– Avec grand plaisir !

Puis, monsieur Lemoine rajouta :

– Et surtout, dites à madame Lafitte de penser à ramoner la cheminée du petit salon.

– Oh, bien entendu, je n’y manquerai pas.

Mais tout en disant ces mots, monsieur Grand pensait, quel étrange message ! Pourquoi la cheminée du salon ? Pourquoi me parler de ramonage ? C’est à ce moment-là que le contrôleur rentra dans la cabine.

– Monsieur, votre billet s’il vous plait !

Monsieur Grand s’exécuta.

– Merci. Bon voyage !

Mais, à sa grande surprise, le contrôleur n’avait pas demandé le billet à monsieur Lemoine ! Il ne l’avait même pas regardé pour dire vrai !

– Vous avez vu ça ?

– Quoi donc ?

– Le contrôleur ! Il ne vous a même pas demande votre billet !

– Oh, vous savez de nos jours, c’est n’importe quoi ces contrôleurs ! Ils contrôlent qui ils veulent, selon leur bon plaisir.

On annonça alors l’arrivée en gare d’Agen.

– Je vous laisse monsieur Grand. Ça a été un plaisir de vous revoir !

– Également monsieur Lemoine. Bonne chance avec vos affaires.

– Merci. Et n’oubliez pas la cheminée !

La voix s’éloignait déjà mais monsieur Grand entendit un dernier

– Ramoner la cheminée du petit salon !

Quel étrange message pensa à nouveau monsieur Grand ! Rapidement, le train arriva en gare de Marmande. Le diner chez les Lafitte était vraiment, comme toujours, très agréable. Il y avait d’autres invités et les conversations, alimentées par du bon vin de Bordeaux, battaient leur plein. On parlait de la pluie et du beau temps, de sujets légers, drôles, et l’ambiance était visiblement détendue. Le feu dans la cheminée participait lui aussi à l’élaboration de cette atmosphère chaleureuse.

Le feu. Tiens ! La cheminée ! Le petit salon ! Monsieur Lemoine ! Monsieur Grand se rappela alors cette étrange rencontre et raconta aussitôt cette histoire. Mais à son grand étonnement, un silence s’installa soudainement autour de la table. Monsieur Lafitte, visiblement gêné, demanda enfin à monsieur Grand :

– Êtes-vous sûr qu’il s’agissait de monsieur Lemoine ?

– Oui. Bien sûr ! Il m’a même transmis un message pour vous, madame Lafitte.

– Pardon ?

– Il m’a dit, et je dois vous avouer que cela m’a semblé un peu étrange, mais voilà, il m’a demandé de vous saluer et de vous dire de faire ramoner la cheminée du petit salon.

À ces mots, madame Lafitte devint blanche comme la nappe ! Alors qu’elle allait sûrement s’évanouir, son mari l’accompagna dans sa chambre. Après cela, le reste du diner fut bien évidemment plus tendu et les convives firent leur possible pour faire comme si de rien n’était, pour rétablir une ambiance agréable et joyeuse. Mais, visiblement, quelque chose avait été brisé. Et tous étaient contents quand la fin du repas s’annonça. Les invités quittèrent les lieux, sauf monsieur Grand qui était invité pour le weekend. Dès que tous les invités furent partis, monsieur Grand s’excusa auprès de son ami et il lui demanda pourquoi son récit avait-il bien pu déclencher cet incident lors du diner.

– Voyez monsieur Grand, notre cher ami Albert est malheureusement décédé il y a six mois, ici-même, dans cette maison, dans le lit de la chambre d’invité du premier étage. Un incendie s’était déclaré dans la cheminée du petit salon qui communique avec la cheminée de la chambre où dormait Albert. Le malheureux aura été asphyxié par la fumée qui sortait de la cheminée de sa chambre pendant son sommeil.

Que Dieu ait son âme !

Si tu veux parler français rapidement, je te conseille MES COURS COMPLETS DE FRANÇAIS ! Ils sont extrêmement efficaces ! :-)

Tu as aussi mon cours gratuit pour commencer bien sûr :

optin-sidebar-FAPnu

Clique ici pour t’inscrire à mon cours de français gratuit !