Les pronoms EN et Y en français vous posent toujours des problèmes ! 😒 Avec cette vidéo, vous aurez les clés pour ne plus vous tromper avec l’utilisation des pronoms EN et Y en français ! 🤓

🖐Sous la vidéo, vous retrouverez la fiche récapitulative et surtout un exercice interactif : vous pouvez le faire directement sur votre ordinateur, tablette ou téléphone ! Bonne chance !

 

Les pronoms EN et Y en français
Fiche Récapitulative

 

Dans cet article, nous allons traiter ensemble les pronoms EN et Y car ce sont tous les deux des pronoms personnels qui ne fonctionnent pas tout à fait comme les autres :

  • Ils ne varient pas en fonction de la personne grammaticale (je, tu, il…).
  • Normalement, ils ne remplacent pas des personnes.
  • Parfois, ils peuvent remplacer un lieu (pronoms adverbiaux).
  • Souvent, ils n’existent pas dans les autres langues.

 

LE PRONOM “EN”

On va voir, les différents cas où on peut utiliser le pronom EN en français et les éléments qu’il peut remplacer.

1. EN remplace quelque chose qui vient après le verbe et qui est introduit par la préposition DE et répond à la question “DE QUOI ?”

Dans ce cas-là, il s’agit donc d’un COI, et on peut le remplacer par le pronom EN.

Voyons par exemple la phrase suivante :

Il parle souvent de ce problème !

Ici, “de ce problème” répond à la question ” de quoi ?”  -> Il parle de quoi ?  De ce problème.

Et donc, on peut le remplacer par le pronom EN et on va dire : Il en parle souvent !

Il s’agit d’un pronom personnel, donc il se place avant le verbe.

Voici d’autres exemples :

Je me moque bien de ses diplômes ! -> Je m’en moque bien !
Je me souviens des jours heureux. -> Je m’en souviens.

  Mais attention, ça ne fonctionne pas pour les personnes !

 Claudine nous parle souvent de Nicolas. -> Claudine nous parle souvent de lui.

 

2. EN remplace un lieu qui vient après le verbe et qui est introduit par la préposition DE :

Dans ce cas-là, il répond à la question “D’OÙ ?”, il s’agit d’un complément de Lieu.

 Je reviens de Paris. -> J’en reviens.

(Car Je reviens d’où ? -> Je reviens de Paris.)

 

3. EN remplace quelque chose introduit par le partitif : du, de la, de l’ et des :

Si vous ne savez pas ce qu’est le partitif en français, vous pouvez regarder cette vidéo !

Exemples :
Il mange du riz ? -> Oui, il en mange tous les jours !
Paul a de la chance ! -> Oui, il en a tout le temps quand il joue aux cartes !
Tu prendras des rillettes ? -> Oh oui, j’en prendrais volontiers !

 

4. EN combiné avec une quantité :

4.1. Il est très courant de voir EN combiné avec une quantité, placée en fin de phrase : “il en veut trois” ;elle en achète beaucoup“, etc.

En effet, dans ces cas, EN remplace quelque chose introduit par des quantités dans lesquelles on retrouve DE (un peu de, beaucoup de, plein de, 1 Kg de, un tas de…).

J’ai beaucoup de livres à la maison ! -> J’en ai beaucoup !

4.2. Lorsqu’on combien ainsi EN avec une quantité, on peut aussi l’utiliser pour remplacer quelque chose introduit par un article indéfini ou un numéral :

Tu as une voiture ? -> J’en ai une (deux, dix…).
Tu as des livres chez toi ? Oh oui, j’en ai plein !
Tu as un cendrier s’il te plaît ? Oui, j’en ai même plusieurs, je les collectionne !

On retrouve obligatoirement les deux éléments EN et UNE dans la phrase.
On ne peut pas dire dans ces cas “j’ai une”  ;”j’en ai” ; “j’ai trois” ;”j’ai plusieurs”, “j’ai plein”, etc.

On verra donc, en français, très souvent EN combiné avec ces différentes quantités :

J’en achète 1 kg ; j’en prends juste un peu ; j’en veux cinq ! Etc.

EN peut aussi se combiner avec  “combien“, car on dit “combien de” :

Tu en as combien ?

Remarque.

On retrouve très souvent EN combiné avec ces quantités, même si ces quantités n’apparaissent pas dans la phrase originale.
Il lit des romans ? -> Oh oui ! Il en lit beaucoup !

  Attention !

EN peut se combiner aussi avec la négation (PAS, PLUS, AUCUN(E)… ) :

Tu as un costume pour ce soir ? -> Non, je n’en ai pas/plus/aucun !

(Cela vient du fait qu’on dit : je n’ai pas/plus DE costume -> je n’en ai pas.)

 

5. EN apparaît dans diverses expressions

Dans ces cas-là, EN ne remplace rien en particulier :

Je m’en vais.

Il s’agit ici du verbe S’EN ALLER qui se combine toujours avec EN :

Il en veut à ses amis.

Il s’agit ici de l’expression “en vouloir à quelqu’un” qui se combine toujours avec EN. À ne pas confondre avec le verbe “vouloir”.

 

LE PRONOM “Y”

Nous avons vu que pour EN, la lettre D était la clé d’utilisation de ce pronom. En effet, on la retrouve dans De, Du, De la, Des… Même si ce n’est pas toujours le cas, nous allons voir qu’avec Y, il s’agit de la préposition À.

1. Y remplace quelque chose qui se trouve après le verbe et qui est introduit par la préposition À, et répond à la question “À QUOI ?”.

Dans ce cas-là,  il s’agit d’un COI.

Voyons la phrase :

Il pense à ses affaires.

Ici, “à ces affaires” répond à la question ” à quoi?”  -> Il  pense à quoi ?  À ses affaires.

Et donc, on peut le remplacer par le pronom Y et on va dire : Il y pense souvent.

Voyons d’autres exemples :

Je participe à ce projet. -> J’y participe de manière intensive !

Mais attention, ça ne fonctionne pas pour les personnes.

Il pense souvent à Paul. -> Il pense souvent à lui.

 

2. Y remplace un lieu introduit par une préposition (sauf DE !)

Dans ce cas-là, il répond à la question “Où ?”, c’est donc un Complément de Lieu.
Il s’agit souvent de la préposition À mais pas toujours !

Quelques exemples :

Je vais à Paris. -> J’y vais souvent.
Tu pars en France cet été ? -> Oui ! Je vais y aller au mois de juillet !
Je vais chez le coiffeur. -> J’y vais toutes les semaines !

La plupart du temps pour ce cas, il s’agit du verbe ALLER (ou des verbes de déplacement comme PARTIR, RESTER…) et de la préposition À.

Je vais à Bordeaux. -> J’y vais.
 Je vais à la montagne. -> J’y vais souvent.

 

3. Y apparaît dans diverses expressions

Tout comme EN, dans ces cas-là, Y ne remplace rien en particulier.

  • Expression IL Y A : Il y a beaucoup de monde ici !
  • Expression ÇA Y EST : Ça y est, il est parti !
  • Verbe S’Y CONNAÎTRE dans quelque chose : Je m’y connais en architecture ! (À ne pas confondre avec le verbe connaître.)
  • Expression Y ALLER : On y va ? -> Ah oui, moi j’y vais !

 

  Remarque importante !

EN et Y ne remplacent généralement pas des personnes mais la limite n’est pas forcément claire.

On pourra dire par exemple : De ce professeur, je m’en souviens encore ! En effet, il s’agit ici du professeur, donc de la profession et alors l’emploi  du pronom EN n’est pas choquant !
On pourrait même entendre : De ses enfants, il en parle tout le temps ! car nous remplaçons ici un groupe d’individus, ce n’est pas comme s’il s’agissait du nom d’une personne bien définie.
On peut aussi dire : De cet homme, je m’en méfie plus que tout !  (se méfier d’une personne)
Ou encore : À cet homme, ne vous y fiez pas ! (se fier à une personne)

Les pronoms EN et Y en français
L’exercice

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Les pronoms EN et Y en français
Transcription de la vidéo

 

LE PRONOM “EN”

– Bonjour
– Bonjour ! Aujourd’hui, nous allons parler de ces fameux deux petits mots qui nous posent tant de problèmes, il s’agit de « EN » et « Y ».
– Alors, abonne-toi à la chaîne pour progresser en français, et on y va.
– Alors cher Pierre, pourquoi on les traite ensemble aujourd’hui ? Qu’ont-ils de commun ces deux petits mots, à part être, évidemment, l’ennemi numéro 1 des étudiants de français ?
– Bon, on va les traiter ensemble, parce qu’ils ont plusieurs caractéristiques communes. Premièrement, les deux ce sont quand même des pronoms personnels. Mais première chose un petit peu spéciale, c’est qu’ils ne varient pas en fonction de la personne grammaticale, c’est-à-dire ils ne varient pas en fonction de JE, TU, IL, NOUS, VOUS, ILS. Normalement, c’est une des caractéristiques des pronoms personnels.
Alors autre chose, et c’est important pour la suite, ils ne remplacent normalement pas les personnes, d’accord ? Il y a des cas exceptionnels, mais bon.
Et enfin, parfois ils peuvent remplacer un lieu. Et c’est pour ça d’ailleurs qu’on les nomme parfois « des pronoms adverbiaux ».
– Et surtout, ce qui crée énormément de difficultés, c’est qu’en général ils n’existent pas dans les autres langues. On va les expliquer, comme toujours, d’une façon très pratique pour que vous ne vous trompiez plus. Et je pense qu’on va commencer par le plus difficile, c’est-à-dire le pronom EN, et ensuite on verra le pronom Y.
– Tout à fait.
– On commence donc par le pronom EN, et on va diviser l’explication en cinq parties.

Cas 1.

– Alors, premiers cas : EN remplace quelque chose qui vient après le verbe, et qui est introduit par la préposition DE, et qui répond à la question DE QUOI ? C’est en fait un COI. Voyons un premier exemple.
– Il parle souvent de ce problème. Alors, il parle souvent de quoi ? De ce problème. Donc « de ce problème » répond à la question DE QUOI ? Il peut être remplacé par EN. Il en parle souvent.
– Et comme tous les pronoms personnels, on va placer le pronom avant le verbe. C’est pour ça qu’on va dire : Il en parle souvent.
– Voyons d’autres exemples.
– Je me moque bien de ses diplômes. Je m’en moque bien.
– Ou un autre exemple : Je me souviens des jours heureux. Je m’en souviens !
– Mais attention, comme on l’a dit, ça ne fonctionne pas pour les personnes. Par exemple : Claudine nous parle souvent de Nicolas. Claudine nous parle souvent de lui. Là, je vais utiliser un pronom tonique.

Cas 2.

– Très bien Pierre, c’était très clair. Mais il me semble que EN peut aussi remplacer un lieu.
– Et tout à fait, et cela va constituer donc notre deuxième cas de notre explication. Donc deuxième cas : EN remplace un lieu qui vient après le verbe, et qui est introduit par la préposition DE. Il s’agit d’un complément de lieu, et ça répond à la question, D’OÙ ? Tu as un exemple Noemi ?
– Bien sûr. Par exemple : Je reviens de Paris. Je reviens d’où ? De Paris. Donc là on peut dire : J’en reviens.

Cas 3.

– Parfait Pierre, mais moi à chaque fois que j’ai entendu parler du pronom EN, c’est souvent lié au partitif…
– Tout à fait. Oui, tout à fait, c’est pour ça que presque toujours dans les livres de FLE (Français Langue Étrangère) on traite le pronom EN avec la quantité, la nourriture, le restaurant et les partitifs. Donc troisième cas : EN remplace quelque chose introduit par le partitif DU, DE LA, DE L’ ou DES. Voyons des exemples. Il mange du riz ?
– Oui, il en mange tous les jours. Ou alors : Paul a de la chance !
– Oui, il en a tout le temps quand il joue aux cartes.
– Tu prendras des rillettes Pierre ?
– Oh oui, j’en prendrais volontiers !

Cas 4.

– Tout ça, c’est très bien Pierre, mais il me semble que si je dis par exemple : Tu as une voiture ? On peut répondre : Oui, j’en ai une.
– Oui.
– Ou alors : Tu as beaucoup d’amis ? Oui, j’en ai plein ! Hein ?
– Tout à fait, cela va constituer notre quatrième cas. Et attention, concentrez-vous, c’est un petit peu plus difficile. Donc quatrième cas, EN remplace aussi quelque chose introduit par des quantités, dans lesquelles on retrouve la préposition DE. Par exemple : UN PEU DE, BEAUCOUP DE, PLEIN DE, ainsi qu’une quantité exprimée par un numéral : UN ou UNE. Dans tous ces cas, la quantité doit être exprimée à la fin de la phrase, et donc se combine avec le pronom EN. Mais voyons tout de suite des exemples, ce sera beaucoup plus clair.
– Par exemple : J’ai beaucoup de livres à la maison. Et alors, on peut dire : J’en ai beaucoup.
– Donc on voit que BEAUCOUP doit être obligatoirement à la fin de la phrase, et donc se combine avec EN. Donc on retrouve bien les deux éléments : EN et BEAUCOUP. Par contre, le DE a disparu.
– Voyons un exemple avec UNE : Tu as une voiture ? Et on peut répondre : J’en ai une, deux ou dix.
– Alors, là aussi on voit qu’il y a les deux éléments : UNE, mais il y a aussi EN. Et ces deux éléments sont obligatoires dans la phrase. On ne peut pas dire par exemple : J’ai une. Et on ne pourra pas dire non plus : J’en ai.
– On verra donc très souvent EN combiné avec ces différentes quantités.
– Oui, on voit très souvent des phrases comme : Il en achète un kilo. J’en prends juste un peu. Et même avec COMBIEN : Tu en as combien ? Parce qu’on dit COMBIEN DE. On retrouve très souvent cette combinaison de EN et une quantité ; et même si cette quantité n’apparaît pas dans la phrase originale. Par exemple : Il lit des romans ? Oh oui ! Il en lit beaucoup.
Attention, il existe un cas un peu particulier où on peut même combiner EN avec la négation PAS ou PLUS. Par exemple :
– Tu as un costume pour ce soir ? Et on va répondre : Non, je n’en ai pas ou je n’en ai plus.
– Oui, là c’est un peu compliqué, mais c’est parce que le UN ou le UNE se transforme en DE avec la négation. C’est : Je n’ai pas de costume. Et on retrouve encore notre DE, ici.

Cas 5.

– Ouf ! C’était un peu dense ce dernier point, mais j’ai une dernière question Pierre. Par exemple dans l’expression « Je m’en vais », c’est quoi que ça remplace, EN ?
– Qu’est-ce que ça remplace ? Eh bien justement, ça ne remplace rien, et c’est notre dernier cas. Cinquième cas : EN apparaît dans diverses expressions. Et dans ce cas-là en fait, il ne remplace rien en particulier.
– Par exemple « Je m’en vais », on dit toujours « s’en aller ».
– Oui, c’est comme le verbe « s’en aller », c’est comme si ce verbe était toujours combiné avec EN. Ça veut dire partir.
– Ou alors, il y a aussi l’expression « en vouloir à quelqu’un ».
– Oui. Par exemple : Il en veut à ses amis. C’est quand on a de la… on n’est pas content, et on a gardé de la rancœur envers ses amis. Et donc, ce n’est pas du tout la même chose que le verbe « vouloir » ici, il s’agit du verbe « en vouloir à quelqu’un », qui se combine donc toujours avec EN.

LE PRONOM “Y”

– Passons maintenant au pronom Y. Heureusement, il est plus simple que le pronom EN. Et on va diviser les explications en trois parties.
– Alors, on a vu qu’avec le pronom EN il y avait une lettre qui revenait toujours dans l’explication, c’était la lettre D parce qu’il remplaçait des choses introduites par la préposition DE ou le partitif DU, DES, DE LA. Donc cette lettre D était un petit peu la clé de voûte. Eh bien, pour le pronom Y, on va voir que c’est plutôt la lettre A ou la préposition À, même si ce n’est pas la seule qui interviendra.

Cas 1.

Donc premier cas : Y remplace quelque chose qui se trouve après le verbe, et qui est introduit par la préposition À, et qui répond à la question À QUOI ? Il s’agit d’un complément d’objet indirect.
– Voyons des exemples : Il pense à ses affaires. Alors : il pense à quoi ? À ses affaires. Comme ça répond à la question « à quoi ? » On peut dire : Il y pense souvent.
– Un autre exemple : Je participe à ce projet. Eh bien, je peux dire : J’y participe de manière intensive !
– Et encore une fois, on ne peut pas remplacer des personnes. Donc par exemple si on dit : Il pense à Paul, on doit dire : Il pense souvent à lui.
– Oui, on ne peut pas dire « il y pense souvent », parce que ça donnerait une sensation… ce serait péjoratif.

Cas 2.

– Très bien Pierre. Alors, comme pour le pronom EN, le pronom Y peut aussi remplacer un lieu.
– Oui, tout à fait. Et là, on va voir qu’il s’agit de la préposition À, mais il peut s’agir d’autres prépositions aussi.
Donc deuxième cas : Y remplace un lieu introduit par une préposition. Mais attention, pas la préposition DE. Voyons des exemples : Je vais à Paris. Eh bien, je peux dire : J’y vais souvent, parce que je vais où ? À Paris, et c’est introduit par la préposition À.
– Un autre exemple : Tu pars en France cet été ? Alors, comme le lieu est introduit par la préposition EN, on peut le remplacer par Y et dire : Oui, je vais y aller au mois de juillet.
– Un autre exemple : Je vais chez le coiffeur. « Chez » est une préposition, je peux dire : J’y vais toutes les semaines. Juste une petite remarque pour ce cas : la plupart du temps, il s’agit du verbe ALLER et de la préposition À, dans peut-être 70 % des cas. Par exemple : Je vais à Bordeaux. J’y vais. Je vais à la montagne. J’y vais souvent, etc. En fait, on retrouve ce cas surtout avec des verbes de déplacement comme ALLER, PARTIR ou RESTER.

Cas 3.

– D’accord, Pierre, mais j’ai une dernière question. Et c’est par exemple, on entend tout le temps : Il y a trois chats, il y a des enfants… Dans ce « il y a », il y a bien le pronom Y ?
– Et là, il ne remplace rien en effet. Donc troisième cas : Y apparaît, tout comme EN, dans plusieurs expressions dans lequel il ne remplace rien de particulier.
– Voyons des exemples. Donc comme on a vu, l’expression « il y a », par exemple : Il y a beaucoup de monde ici.
– Oui, on l’utilise beaucoup aussi dans : ça y est, il est parti ! Ça veut dire : voilà, il est parti.
– On le retrouve aussi dans le verbe « s’y connaître » en quelque chose. On dit par exemple : Je m’y connais !
– Oui : Je m’y connais en architecture. Dans ce cas-là, ce serait le verbe « s’y connaître » en quelque chose ou dans un domaine. Et donc, ça n’a rien à voir avec le verbe « connaître ».
Finalement, on le retrouve aussi dans l’expression « y aller ». Par exemple : On y va ? Ah oui, moi j’y vais !

– Donc voilà, on va y aller, j’espère que vous en avez pas marre de ces pronoms EN et Y. Et comme toujours, Pierre vous a préparé un très bon exercice pour vous entraîner. Et en plus maintenant, on l’a sous forme interactive dans notre blog, donc n’hésitez pas à y aller.
– Il faut absolument faire les exercices ! Allez, n’oubliez pas de vous abonner, si ce n’est toujours pas fait. Et puis, on se retrouve dans une autre vidéo la semaine prochaine. Au revoir !
– Au revoir !
– On y va ! On y va.
[Musique]